<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>ps chevilly larue</title>
	<link>http://ps-chevilly.org/</link>
	<description>Actualit&#233;s des Socialistes &#224; Chevilly-Larue</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>





	<item>
		<title>L'&#206;le-de-France ou l'histoire d'une lente mutation</title>
		<link>https://ps-chevilly.org/index.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L320xH213/IMG/swf/spip.php?article100</link>
		<guid isPermaLink="true">https://ps-chevilly.org/index.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L320xH213/IMG/swf/spip.php?article100</guid>
		<dc:date>2009-04-19T09:48:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B.TRANCHANT</dc:creator>

<category domain="https://ps-chevilly.org/index.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L320xH213/IMG/swf/spip.php?rubrique32">INTERCOMMUNALIT&#201;</category>


		<description>L'Ile-de-France (11 130 000 habitants, en 2003, pour une superficie de 12 011 km2) n'a pas toujours port&#233; ce nom ni connu les limites que nous lui connaissons, incluant la ville de Paris et les d&#233;partements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, de la Seine-et-Marne, du Val-d'Oise, du Val-de-Marne et des Yvelines. Ses fronti&#232;res se confondent en partie avec la r&#233;gion parisienne, sans s'y identifier totalement. Retour sur plusieurs si&#232;cles d'histoire. &lt;br /&gt;Un petit domaine perdu (...)


-
&lt;a href="https://ps-chevilly.org/index.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L320xH213/IMG/swf/spip.php?rubrique32" rel="directory"&gt;INTERCOMMUNALIT&#201;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'Ile-de-France (11 130 000 habitants, en 2003, pour une superficie de 12 011 km2) n'a pas toujours port&#233; ce nom ni connu les limites que nous lui connaissons, incluant la ville de Paris et les d&#233;partements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, de la Seine-et-Marne, du Val-d'Oise, du Val-de-Marne et des Yvelines. Ses fronti&#232;res se confondent en partie avec la r&#233;gion parisienne, sans s'y identifier totalement. Retour sur plusieurs si&#232;cles d'histoire.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Un petit domaine perdu dans le nord du royaume, aux mains des Cap&#233;tiens. L'histoire francilienne se confond avec celle des monarques f&#233;odaux qui n'eurent de cesse, tout au long de la p&#233;riode m&#233;di&#233;vale, d'affirmer leur pouvoir, en prenant appui sur la capitale. Les activit&#233;s marchandes et artisanales s'y d&#233;velopp&#232;rent alors, tandis que les terres fertiles du Parisis et de la Beauce fournirent les c&#233;r&#233;ales que les moulins transform&#232;rent en farine. &lt;br /&gt;L'&#206;le-de-France devint ainsi le &#171; grenier &#224; bl&#233; &#187; de la France, qui vit cro&#238;tre peu &#224; peu sa population et son influence. Le Louvre de Philippe Auguste t&#233;moigna de cette puissance grandissante. Avec la cr&#233;ation de la Sorbonne, en 1253, Paris se transforma aussi en un haut lieu du savoir et de la culture, jamais d&#233;menti depuis.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Unit&#233; g&#233;ographique et linguistique&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Le nom m&#234;me d'&#171; &#206;le-de-France &#187; serait apparu en 1387, &#224; en croire le chroniqueur Froissart, se substituant ainsi au &#171; pays de France &#187;, en r&#233;f&#233;rence &#224; la plaine situ&#233;e au nord de la Seine. Avec une unit&#233; linguistique d&#233;limit&#233;e par l'Oise, la Marne et la Seine qui en firent une province &#224; part enti&#232;re dot&#233;e d'un bassin s&#233;dimentaire constitu&#233; de plateaux o&#249; s'encaissent des vall&#233;es. Sa situation centrale, l'horizontalit&#233; du relief et une remarquable convergence hydrographique ne firent qu'amplifier ce sentiment. &lt;br /&gt;Les limites de ce nouveau p&#233;rim&#232;tre ne cess&#232;rent toutefois de varier jusqu'&#224; la fin de l'Ancien R&#233;gime, au profit d'une extension de l'ouest et du nord. Elle formait alors la zone d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique des corporations marchandes de Paris qui contribu&#232;rent &#224; en fixer les contours. Ce n'est qu'en 1519 que le &#171; gouvernement d'&#206;le-de-France &#187; pris le nom de la r&#233;gion, cette institution s'ajoutant &#224; la pr&#233;v&#244;t&#233; et vicomt&#233; de Paris, qui la pr&#233;c&#233;da, et &#224; la g&#233;n&#233;ralit&#233; de Paris, qui la suivit, dans des limites et avec des comp&#233;tences diff&#233;rentes, comme il &#233;tait de coutume sous l'Ancien R&#233;gime. Le rayonnement intellectuel de l'ancienne Lut&#232;ce &#233;tait tel qu'on pr&#234;te &#224; l'empereur Charles-Quint ces paroles : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lutetia non urbs, sed orbis&lt;/i&gt; &#187; (Paris n'est pas une ville, c'est un Monde).
&lt;br /&gt;Plus d'un si&#232;cle et demi plus tard, Louis XIV amplifia ce sentiment en installant sa Cour &#224; Versailles (1682). L'architecture priv&#233;e et les grandes manufactures royales se d&#233;velopp&#232;rent alors comme jamais jusqu'alors. C'est toutefois la R&#233;volution qui bouscula l'ordre &#233;tabli, en soldant la disparition de la r&#233;gion, pour pr&#232;s d'un si&#232;cle et demi, au b&#233;n&#233;fice d'un red&#233;coupage du territoire et de l'av&#232;nement des d&#233;partements.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Fortunes diverses&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;L'&#206;le-de-France fut ainsi fractionn&#233;e entre la Seine, la Seine-et-Oise et la Seine-et-Marne, qui allaient conna&#238;tre des fortunes diverses. La premi&#232;re fut le th&#233;&#226;tre de terribles &#233;v&#233;nements durant la guerre franco-allemande de 1870-1871. D&#232;s le 5 septembre 1870, &#224; l'approche des troupes ennemies, des commencements de fortifications avaient &#233;t&#233; ordonn&#233;s aux alentours de la capitale. Le plateau de Ch&#226;tillon, qui domine le fort d'Issy, fut totalement n&#233;glig&#233; par l'arm&#233;e fran&#231;aise, &#224; la surprise des Prussiens qui y &#233;tablirent de formidables batteries pour lancer leurs missiles. &lt;br /&gt;L'implacable blocus devait durer pr&#232;s de cinq mois. Et le d&#233;partement de la Seine fut sans doute, parmi tous, celui qui paya le plus lourd tribut &#224; la guerre. Au point que ses pertes s'&#233;lev&#232;rent &#224; 269 496 022 francs !
&lt;br /&gt;Divis&#233; en 9 districts - Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Mantes, Pontoise, Gonesse, Corbeil, Etampes, Dourdan, Montfort l'Amaury - et 59 cantons d'environ quatre lieues carr&#233;es, regroupant 685 villes, bourgs et paroisses, le d&#233;partement de Seine-et-Oise, fut tout au long de son histoire, en qu&#234;te d'unit&#233;. Compos&#233;, pour l'essentiel, de bourgades rurales, il a donn&#233; naissance &#224; la grande couronne, elle-m&#234;me d&#233;limit&#233;e par les d&#233;partements du Val-d'Oise, au nord, des Yvelines, &#224; l'ouest, et de l'Essonne, au sud. La Seconde Guerre mondiale frappa durement ce territoire. Ce qui valut au Conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-et-Oise d'entreprendre, &#224; partir des ann&#233;es 50, une vaste op&#233;ration de reconstruction et de modernisation. Avec l'ambition de lutter contre les effets d'un sous-&#233;quipement structurel, l'explosion d&#233;mographique et la construction de grands ensembles impos&#233;s aux communes. Ce n'est qu'au cours des ann&#233;es 60 que le Val d'Oise, l'Essonne et les Yvelines rattrap&#232;rent leur retard dans ces domaines. Des trois, c'est encore la Seine-et-Marne qui occupa d'embl&#233;e le plus vaste p&#233;rim&#232;tre, gr&#226;ce &#224; une superficie hors du commun et une &#233;conomie fond&#233;e, pour l'essentiel, sur l'agriculture. Ce qui lui permis de se singulariser par le poids d'un secteur quasi inexistant dans les d&#233;partements voisins, nettement plus urbanis&#233;s. &lt;br /&gt;Apr&#232;s le retour de Napol&#233;on, en 1815, cette portion du territoire avait subi deux ann&#233;es d'occupation qui conduisirent &#224; la r&#233;quisition des r&#233;coltes et &#224; des pillages. Mais, c'est surtout l'invasion allemande (6-18 septembre 1870) qui marqua profond&#233;ment ce lieu de m&#233;moire appel&#233; &#224; jouer un r&#244;le important dans la distribution de bl&#233; aux arm&#233;es durant la Premi&#232;re Guerre mondiale. Avant que de nombreuses usines locales n'y fournissent une aide logistique pour la fabrication d'explosifs &#224; La Genevraye. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Changement de braquet&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Trois destin&#233;es distinctes, un m&#234;me dessein. La mutation du XIX&#232;me si&#232;cle marqua un virage d&#233;cisif dans l'histoire francilienne. Et une &#232;re de changements radicale sous le sceau de la R&#233;volution Industrielle qui modifia du tout au tout le visage de la r&#233;gion &#224; partir de 1830. L'installation d'usines, en p&#233;riph&#233;rie de Paris, et le d&#233;veloppement du chemin de fer en &#171; toile d'araign&#233;e &#187;, qui eut pour principal effet de rapprocher la capitale des villes voisines, entra&#238;n&#232;rent la formation de banlieues ouvri&#232;res o&#249; converg&#232;rent les Franciliens. Les communes excentr&#233;es conserv&#232;rent, pour leur part, un aspect rural sans cesse menac&#233; par l'extension de l'urbanisation. &lt;br /&gt;Pr&#233;fet de la Seine entre 1855 et 1900, Haussmann avait impuls&#233; une dynamique nouvelle &#224; la capitale qui allait &#234;tre le th&#233;&#226;tre de cinq expositions universelles, dont l'une donna naissance &#224; la Tour Eiffel. Vaste entreprise qui aboutit &#224; une compl&#232;te modernisation de la plus belle ville du monde sous l'&#232;re napol&#233;onienne. Dans certains quartiers, la densit&#233; de population approchait il est vrai des 100&#8201;000 personnes au kilom&#232;tre carr&#233;, expos&#233;es dans leur grande majorit&#233; &#224; des conditions d'hygi&#232;ne pr&#233;caires. L'&#201;tat entendait, par ailleurs, mettre la main sur la capitale apr&#232;s une s&#233;rie de soul&#232;vements populaires qui avaient abouti au renversement de plusieurs r&#233;gimes, depuis 1789. Nomm&#233; pr&#233;fet de la Seine, en 1853, Georges Eug&#232;ne Haussmann fut charg&#233; de donner corps aux ambitions de Napol&#233;on III (1854-1858). Les deux hommes form&#232;rent d'ailleurs un tandem efficace. L'Empereur ordonna d'abord l'expropriation des terrains concern&#233;s par les plans de r&#233;novation, avant que les immeubles ne soient d&#233;truits au profit de nouveaux axes dot&#233;s d'&#233;quipements modernes (eau, gaz, &#233;gouts). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Transformation radicale&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Haussmann su mettre &#224; profit la p&#233;riode la plus autoritaire du r&#232;gne de Napol&#233;on III pour transformer le centre de Paris en y per&#231;ant une crois&#233;e gigantesque, tandis que la construction de l'axe nord-sud, du boulevard S&#233;bastopol au boulevard Saint-Michel, fit dispara&#238;tre de la carte de nombreuses ruelles et impasses. Dans le m&#234;me temps, Baltard s'employa &#224; fa&#231;onner les Halles, tandis que l'&#206;le de la Cit&#233; &#233;tait en grande partie ras&#233;e et r&#233;am&#233;nag&#233;e. &lt;br /&gt;Durant les derni&#232;res ann&#233;es de son mandat, Haussmann s'effor&#231;a d'am&#233;nager les arrondissements cr&#233;&#233;s sur l'emplacement des communes annex&#233;es en 1860. Douze avenues, construites pour la plupart sous le Second Empire, converg&#232;rent ainsi place de l'&#201;toile, tandis que plusieurs autres axes routiers permirent de traverser la capitale en direction du centre.
Onze villages alentour compl&#233;taient cet ensemble. Plus connus sous le nom de communes suburbaines ou de faubourgs, ils poss&#233;daient d&#233;j&#224; toutes les caract&#233;ristiques de ce qui allait devenir la &#171; banlieue &#187; apr&#232;s 1860. Attach&#233;s &#224; la capitale, ils constitu&#232;rent un v&#233;ritable refuge pour les plus pauvres, mais aussi des lieux de vill&#233;giatures o&#249; de petits ch&#226;teaux &#233;merg&#232;rent subitement au milieu des vignes. La main-d'&#339;uvre peu qualifi&#233;e s'y concentra peu &#224; peu, au b&#233;n&#233;fice de maisons ouvri&#232;res dans lesquelles les notables parisiens voyaient &#224; tort un possible foyer r&#233;volutionnaire. &lt;br /&gt;Apr&#232;s 1860, les fortifications construites vingt ans plus t&#244;t pour pr&#233;venir Paris de toute tentative d'invasion, mat&#233;rialis&#232;rent la s&#233;paration entre la capitale et la banlieue. Construites &#224; l'emplacement de l'actuel boulevard p&#233;riph&#233;rique, elles ne furent d&#233;truites qu'en 1919. Ce rejet des classes laborieuses &#224; la p&#233;riph&#233;rie conduisit &#224; une v&#233;ritable scission entre prol&#233;tariat et bourgeoisie. Le Val-de-Marne ne fit &#224; cet &#233;gard pas exception &#224; la r&#232;gle. La classe ouvri&#232;re y fut d'ailleurs largement dominante, &#224; l'exception de la rive droite de la Marne.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Cette banlieue qui fait peur&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Dans le m&#234;me temps, la r&#233;gion francilienne poursuivit inlassablement son essor industriel. Depuis 1810, de nombreux entrepreneurs s'&#233;taient install&#233;s au-del&#224; des fortifications pour &#233;chapper &#224; l'octroi. Tant et si bien que sur cent industries qui se d&#233;velopp&#232;rent entre 1860 et 1872, plus de la moiti&#233; &#233;taient bas&#233;es hors de Paris. D&#233;tail d'autant plus important qu'&#224; la veille de la Grande Guerre, la supr&#233;matie industrielle de la banlieue ne souffrait aucun doute. Saint-Denis, Clichy ou Charenton se couvrirent ainsi de hautes chemin&#233;es, tandis qu'Ivry, qui servit longtemps de base champ&#234;tre aux Parisiens, fut subitement infest&#233;e par les odeurs des usines chimiques. V&#233;ritable foyer d'agitation sociale, la banlieue attisait d&#233;sormais les peurs. Forts de ce constat, architectes et urbanistes ne parvinrent pas &#224; s'entendre sur un sch&#233;ma de d&#233;veloppement coh&#233;rent. D'o&#249; une impression de g&#226;chis qui se solda par la destruction massive d'un patrimoine s&#233;culaire, la construction d&#233;sordonn&#233;e de pavillons, coll&#233;s aux usines ou aux voies de chemin de fer. Aucune logique d'ensemble ne fut respect&#233;e. Au lieu de s'interroger sur les besoins urbanistiques et de construire des infrastructures routi&#232;res en cons&#233;quence, les int&#233;ress&#233;s c&#233;d&#232;rent &#224; une pulsion irrationnelle &#224; laquelle les &#233;lus n'eurent gu&#232;re que leur fiert&#233; &#224; opposer, avec la volont&#233; d'en finir avec les &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;empi&#232;tements et les privil&#232;ges de Paris&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Rapprochement&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Le temps fit son &#339;uvre. Les blessures de la Grande Guerre et de la bataille de la Marne n'emp&#234;ch&#232;rent nullement le processus d'industrialisation de se poursuivre. La d&#233;molition des fortifications, entre 1919 et 1930, rendit possible le rapprochement de Paris et de la proche banlieue, o&#249; l'habitat, on le sait, se d&#233;veloppa de mani&#232;re spectaculaire. Ce qui valut d'ailleurs au d&#233;partement de la Seine de basculer &#224; gauche &#224; la faveur des &#233;lections municipales de 1935 qui permit au Parti communiste d'enlever quelque 26 communes (contre 11 en 1929), la crise &#233;conomique et la situation des mal lotis &#233;tant un facteur d'explication. &lt;br /&gt;Une ceinture rouge se cr&#233;a, contrebalanc&#233;e par les r&#233;sultats de villes plus r&#233;sidentielles telles que Rungis ou Cr&#233;teil. Ces &#233;lections n'en marqu&#232;rent pas moins un tournant d&#233;cisif en mati&#232;re d'urbanisme. Une architecture harmonieuse et fonctionnelle se d&#233;veloppa alors en &#206;le-de-France qui allait bient&#244;t se r&#233;percuter sur la construction en g&#233;n&#233;ral. &lt;br /&gt;Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les &#171; grands ensembles &#187; urbains virent le jour dans un temps record, en vue de loger les populations issues de l'exode rural ou du continent africain. Mais il fallut attendre 1965 et le premier sch&#233;ma directeur d'am&#233;nagement et d'urbanisme pour voir se dessiner une v&#233;ritable politique d'urbanisme et de transports, &#224; l'&#233;chelle francilienne (cf. ci-dessous). Pour d&#233;congestionner Paris, on d&#233;cida alors de cr&#233;er le R&#233;seau express r&#233;gional (RER) et de b&#226;tir des villes nouvelles : Cergy-Pontoise, &#201;vry, Marne-la-Vall&#233;e, Melun-S&#233;nart et Saint-Quentin-en-Yvelines. &lt;br /&gt;En 1964, le nombre de d&#233;partements avait &#233;t&#233; port&#233; de trois &#224; huit. L'ancienne capitale des Parisis en formait un &#224; part enti&#232;re, tandis que sa p&#233;riph&#233;rie et la Seine-et-Oise furent scind&#233;es entre la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne, l'Essonne, les Yvelines et le Val d'Oise. La Seine-et-Marne occupa quant &#224; elle la partie orientale de l'&#206;le-de-France, qui devait obtenir le statut de r&#233;gion administrative en 1976.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Terres de contrastes&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Loin d'&#234;tre uniforme, l'organisation de l'espace francilien ob&#233;it depuis lors &#224; des formes vari&#233;es et des &#233;chelles diff&#233;rentes. Deux cadres dominent la g&#233;ographie r&#233;gionale : un mod&#232;le centre-p&#233;riph&#233;rie, distinguant sch&#233;matiquement Paris, la petite et la grande couronne, et un mod&#232;le ouest-est, qui oppose l'&#171; ouest parisien &#187; au statut social privil&#233;gi&#233; au reste de la r&#233;gion, plus h&#233;t&#233;rog&#232;ne et populaire. Le second est d&#233;termin&#233;, pour l'essentiel, par l'existence d'un &#171; triangle dor&#233; &#187; comprenant la moiti&#233; sud des Hauts-de-Seine, la plus grande partie des Yvelines et la frange ouest de l'Essonne. Il concentre, &#224; lui seul, les deux tiers des cadres franciliens, ainsi que les hauts revenus qui y trouvent des conditions de vie &#224; la hauteur de leurs attentes. &lt;br /&gt;Le contraste est saisissant avec le nord-est, plus populaire et marqu&#233; par des difficult&#233;s sociales r&#233;currentes. Centr&#233;e principalement sur la Seine-Saint-Denis, cette zone d&#233;borde au sud sur les arrondissements parisiens, &#224; l'ouest sur la moiti&#233; nord des Hauts-de-Seine, de Nanterre &#224; Gennevilliers, au nord sur le Val-d'Oise, de Sarcelles &#224; Goussainville. S'ensuit une r&#233;partition des emplois qui vaut &#224; l'ouest d'accueillir des activit&#233;s de service et de direction et au nord-est d'h&#233;riter des principaux centres de fabrication. La sup&#233;riorit&#233; affich&#233;e par l'ouest sur l'est en mati&#232;re d'emplois et de l'est en nombre de r&#233;sidents se traduisent tout naturellement par une dissym&#233;trie des mouvements pendulaires, qui saturent les lignes de transport dans le sens est-ouest en matin&#233;e, et dans l'autre direction en soir&#233;e. Le reste de la r&#233;gion est nettement plus h&#233;t&#233;rog&#232;ne, et s'inscrit dans un mod&#232;le de type centre-p&#233;riph&#233;rie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Petite couronne&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;La petite couronne, d&#233;finie par les territoires des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, correspond &#224; peu de choses pr&#232;s &#224; l'ancien d&#233;partement de la Seine, avant l'entr&#233;e en application de la r&#233;forme de 1964, sans Paris, devenue depuis ville et d&#233;partement. Petite, peupl&#233;e, et fortement urbanis&#233;e, elle se rapproche de Paris, contrairement &#224; la grande couronne, dont 15,5 % du territoire seulement est urbain. Compos&#233;e de grands ensembles, de lotissements pavillonnaires datant de l'entre-deux-guerres et de zones industrielles, elle se trouve handicap&#233;e par le passage d'une route nationale &#224; grand trafic que les urbanistes tentent bon gr&#233; mal gr&#233; de rendre plus supportable.
&lt;br /&gt;Au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es, le processus de modernisation s'est acc&#233;l&#233;r&#233; en bordure de la capitale, les anciens faubourgs industriels c&#233;dant la place &#224; un rideau d'immeubles ultramodernes accueillant des entreprises en mal d'expansion. La partie ouest de cette frange accueille une population au statut socio-&#233;conomique plus &#233;lev&#233; que jadis, &#224; Levallois, Boulogne-Billancourt ou Issy-les-Moulineaux, notamment. De grandes surfaces commerciales y ont pouss&#233; profitant aussi bien aux Parisiens qu'aux banlieusards. Apr&#232;s avoir vu vieillir ses faubourgs, son industrie, ses lotissements et ses grands ensembles, la proche banlieue retrouve ainsi un dynamisme que lui avait ravi depuis longtemps la grande couronne.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Grande couronne&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;D&#233;limit&#233;e par les d&#233;partements du Val-d'Oise au nord, des Yvelines &#224; l'ouest et de l'Essonne au sud - tous trois issus du d&#233;membrement de l'ancienne Seine-et-Oise en 1964 -, ainsi que par la Seine-et-Marne &#224; l'est, cette derni&#232;re occupe l'essentiel de la surface francilienne (94 %, soit 11 310 km2). Avec 4 877 000 habitants recens&#233;s en 2003, elle concentre &#224; elle seule 44 % de la population r&#233;gionale, en forte hausse depuis les ann&#233;es 1960 (2 250 000 habitants en 1962). Rurale, pour l'essentiel, elle abrite des noyaux urbains anciens (Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Melun, Fontainebleau...) et nouveaux (&#171; villes nouvelles &#187;), ainsi que de grands ensembles o&#249; r&#232;gne en ma&#238;tre l'habitat collectif. &lt;br /&gt;Mais, &#224; la diff&#233;rence de Paris et de la petite couronne, ces derniers se retrouvent souvent isol&#233;s g&#233;ographiquement. Au sortir de la guerre, l'industrie et plusieurs grands &#233;quipements ont investi ce vaste territoire o&#249; dominent l'a&#233;roport Roissy-Charles-de-Gaulle et le p&#244;le technologique et universitaire du plateau de Saclay (Essonne). Lequel accueille une partie importante de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche. &lt;br /&gt;Une part non n&#233;gligeable de la croissance tient cependant dans l'essor des &#171; villes nouvelles &#187; dont le succ&#232;s repose sur leur capacit&#233; &#224; accueillir un nombre &#233;quivalent d'emplois et d'habitants (7,3 % de l'emploi salari&#233; d'&#206;le-de-France en 2000 pour 6,8 % de la population). D'o&#249; une forte recrudescence d'&#233;quipements pour surseoir aux besoins grandissants de la population, compos&#233;e, pour l'essentiel, d'employ&#233;s et de membres des classes moyennes et sup&#233;rieures.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Am&#233;nagements successifs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Nul doute, dans ces conditions, que l'am&#233;nagement de la R&#233;gion &#206;le-de-France ait pr&#234;t&#233; &#224; de nombres p&#233;rip&#233;ties. Apr&#232;s la mise au point du plan Prost dans l'entre-deux-guerres, approuv&#233; le 22 juin 1939 et entr&#233; en application apr&#232;s 1945, le plan d'am&#233;nagement et d'organisation g&#233;n&#233;rale de la r&#233;gion, adopt&#233; en 1960, se solda par un &#233;chec retentissant, en d&#233;pit de quelques avanc&#233;es int&#233;ressantes telles que les &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;noyaux restructurateurs de la banlieue&lt;/i&gt; &#187;. La mise &#224; mal de cette politique conduisit &#224; l'&#233;laboration du sch&#233;ma directeur d'am&#233;nagement et d'urbanisme de la r&#233;gion parisienne de 1965, concoct&#233; par Paul Delouvrier sous les ordres du g&#233;n&#233;ral de Gaulle. On lui doit, en particulier, les villes nouvelles dont il vient d'&#234;tre question et qui &#233;taient cens&#233;es r&#233;pondre aux cons&#233;quences attendues d'un essor d&#233;mographique sans pr&#233;c&#233;dant. 11 millions de personnes vinrent s'y installer en 2000. Plus modeste, le sch&#233;ma directeur de 1994 fut &#233;labor&#233; dans le cadre du processus de d&#233;centralisation. Il fut suivi, &#224; l'automne 2004, d'une nouvelle r&#233;vision lanc&#233;e sous l'autorit&#233; de la R&#233;gion et non de l'&#201;tat. Avec l'ambition sans cesse r&#233;affirm&#233;e depuis de surseoir aux probl&#232;mes du ch&#244;mage et d'affirmer la comp&#233;titivit&#233; du territoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Bruno Tranchant&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Favoriser l'&#233;mergence d'une intercommunalit&#233; de projet &#224; Chevilly-Larue</title>
		<link>https://ps-chevilly.org/index.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L320xH213/IMG/swf/spip.php?article99</link>
		<guid isPermaLink="true">https://ps-chevilly.org/index.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L320xH213/IMG/swf/spip.php?article99</guid>
		<dc:date>2009-04-19T08:42:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B.TRANCHANT</dc:creator>

<category domain="https://ps-chevilly.org/index.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L320xH213/IMG/swf/spip.php?rubrique33">P&#212;LE ORLY-RUNGIS</category>


		<description>&#192; l'heure o&#249; le chef de l'&#201;tat et son Secr&#233;taire d'&#201;tat, Christian Blanc, tentent de prendre la main sur l'affaire du Grand Paris et l'avenir du territoire francilien, nous vous livrons notre propre grille de lecture sur la mise en &#339;uvre d'un P&#244;le Orly-Rungis, dans le cadre de la pr&#233;sente mandature. &lt;br /&gt;I - &#201;tat des lieux : &lt;br /&gt;Ne nous y trompons pas. La grande offensive men&#233;e par la droite contre le projet de Sch&#233;ma directeur d'Ile-de-France (SDRIF), au pr&#233;texte qu'il traiterait de questions qui ne sont pas du (...)


-
&lt;a href="https://ps-chevilly.org/index.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L320xH213/IMG/swf/spip.php?rubrique33" rel="directory"&gt;P&#212;LE ORLY-RUNGIS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;https://ps-chevilly.org/index.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L320xH213/IMG/swf/IMG/arton99.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;2048&quot; height=&quot;3072&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&#192; l'heure o&#249; le chef de l'&#201;tat et son Secr&#233;taire d'&#201;tat, Christian Blanc, tentent de prendre la main sur l'affaire du Grand Paris et l'avenir du territoire francilien, nous vous livrons notre propre grille de lecture sur la mise en &#339;uvre d'un P&#244;le Orly-Rungis, dans le cadre de la pr&#233;sente mandature.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;I - &#201;tat des lieux :&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Ne nous y trompons pas. La grande offensive men&#233;e par la droite contre le projet de Sch&#233;ma directeur d'Ile-de-France (SDRIF), au pr&#233;texte qu'il traiterait de questions qui ne sont pas du ressort de la Gauche, mais de celui de l'&#201;tat, marque une nouvelle &#233;tape dans la pol&#233;mique qui oppose le gouvernement et les collectivit&#233;s territoriales, majoritairement acquises &#224; la cause de l'opposition depuis les derni&#232;res &#233;lections municipales. L'enjeu est de taille, d'autant que ce document fixe les orientations urbaines de l'&#206;le-de-France pour les vingt prochaines ann&#233;es. Le pr&#233;sident du groupe majorit&#233; pr&#233;sidentielle du Conseil r&#233;gional ne s'y est d'ailleurs pas tromp&#233;, en mobilisant ses troupes contre le Sch&#233;ma directeur, pr&#233;parant ainsi le terrain, en perspective des r&#233;gionales de 2010.
&lt;br /&gt;Pour l'heure, nos &#233;lus ne sont pas dispos&#233;s &#224; laisser Nicolas Sarkozy et le gouvernement s'approprier le d&#233;bat sur le Grand Paris et, au-del&#224;, sur l'am&#233;nagement de l'&#206;le-de-France. En renouvelant, en septembre 2007, son souhait de voir &#233;merger un nouveau projet global sous l'&#233;gide de l'&#201;tat, le pr&#233;sident de la R&#233;publique a incit&#233; Jean-Paul Huchon et Bertrand Delano&#235; &#224; parler d'une m&#234;me voix sur le sujet. En clair, l'am&#233;nagement de l'espace francilien est bien du ressort des &#233;diles qui ne se laisseront pas imposer les vues de l'&#201;tat, conform&#233;ment aux lois de d&#233;centralisation qui les confortent dans ce r&#244;le.
&lt;br /&gt;Sur le Grand Paris, le maire de la capitale et le pr&#233;sident du CRIF paraissent d&#233;sormais d'accord sur la mani&#232;re de mener le d&#233;bat. Reste, toutefois, &#224; se prononcer sur les sc&#233;narii, les p&#233;rim&#232;tres et les comp&#233;tences possibles. Sans parler des ressources fiscales affect&#233;es &#224; la future structure intercommunale qui mettent en lumi&#232;re les difficult&#233;s de cohabitation entre collectivit&#233;s. Qui de la ville-centre, de l'agglom&#233;ration, des d&#233;partements de la petite couronne et de la r&#233;gion tirera son &#233;pingle du jeu ? C&#244;t&#233; avantages, on trouve la coordination des politiques en mati&#232;re de transports, de logement, de d&#233;veloppement &#233;conomique, via la mise en &#339;uvre d'une fiscalit&#233; propre. C&#244;t&#233; inconv&#233;nients, on cr&#233;e une structure suppl&#233;mentaire qui complique singuli&#232;rement l'existant, au risque de rendre plus illisible encore la r&#233;partition des comp&#233;tences entre les diff&#233;rentes collectivit&#233;s.
&lt;br /&gt;Au-del&#224; de ce constat, la question ravive la pol&#233;mique sur le r&#244;le des d&#233;partements. Des &#233;lus de plus en plus nombreux, et disons-le majoritairement de droite, proposent, sur le pas du s&#233;nateur de Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier, de supprimer les conseils g&#233;n&#233;raux de Paris et de la petite couronne (92, 93 et 94), pour peu que le Grand Paris recouvre l'aire g&#233;ographique desdits territoires. Ce que d'autres refusent cat&#233;goriquement, au pr&#233;texte qu'une structure centrale ne saurait se substituer aux d&#233;partements et &#224; la R&#233;gion. Longtemps hostile au projet, Jean-Paul Huchon se montre aujourd'hui plus nuanc&#233;, m&#234;me s'il refuse avec raison de voir ses pr&#233;rogatives remises en cause. Son souhait ? La mise en place d'une intercommunalit&#233; de projet dot&#233;e de syndicats de communes travaillant sur des probl&#233;matiques particuli&#232;res, comme le logement, les ordures m&#233;nag&#232;res ou le traitement des eaux&#8230; Des relations bilat&#233;rales entre la capitale et plusieurs municipalit&#233;s franciliennes ont d'ores et d&#233;j&#224; abouti &#224; la cr&#233;ation de 450 op&#233;rations de coop&#233;ration, en concertation avec des collectivit&#233;s de toutes tailles, sur des th&#232;mes aussi diff&#233;rents que l'am&#233;nagement urbain, l'habitat, les transports ou les espaces verts. Ces coop&#233;rations contribuent &#224; cr&#233;er une culture commune qui transcende les limites territoriales au sein d'un espace politique partag&#233;.
&lt;br /&gt;Au chapitre des recommandations, la commission Attali pr&#244;ne un Grand Soir territorial, marqu&#233; par la suppression conjointe du d&#233;partement et de la commune. La R&#233;gion h&#233;riterait ainsi de l'essentiel des comp&#233;tences d&#233;volues au Conseil g&#233;n&#233;ral. Les collectivit&#233;s locales pourraient elles aussi passer &#224; la trappe, au profit de &#171; super-communes &#187; dont les repr&#233;sentants seraient &#233;lus au suffrage universel. Sans aller aussi loin, la cr&#233;ation du Grand Paris, qui regrouperait la ville-centre et 78 communes alentour, supposerait des sacrifices financiers tr&#232;s &#233;lev&#233;s pour les communes riches et l'agglom&#233;ration parisienne. Sans parler de l'investissement annuel de l'&#201;tat qui pourrait atteindre plusieurs millions d'euros&#8230; C'est le constat que dressent les &#233;lus de gauche, r&#233;unis dans le cadre de la Conf&#233;rence m&#233;tropolitaine initi&#233;e par Bertrand Delano&#235;. Chacun doit pouvoir tirer profit des cr&#233;ations de richesses ass&#232;nent-ils avec raison, pointant au passage la question essentielle du d&#233;bat en cours. &lt;br /&gt;Avec 6 millions d'habitants, le bassin francilien concentre l'essentiel de ses ressources fiscales (80 %) de la taxe professionnelle per&#231;ue par la capitale et les Hauts-de-Seine qui concentrent &#224; eux seuls pr&#232;s des deux tiers de la population totale. La Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne ne disposent gu&#232;re que des 20 % des richesses restantes. Difficile, dans ces conditions, de faire l'&#233;conomie d'une mutualisation au moins partielle des ressources. D'aucuns proposent donc la mise en place d'une taxe professionnelle unique (TPU) visant &#224; compenser les in&#233;galit&#233;s financi&#232;res. Elle aurait pour principal effet de redistribuer les richesses au sein du Grand Paris, m&#234;me si certains &#233;lus craignent clairement un d&#233;part des entreprises vers le grand est parisien. Autant dire qu'un dispositif de partage des ressources reste &#224; trouver, en refondant les m&#233;canismes de p&#233;r&#233;quation mis &#224; mal sur l'ensemble du p&#233;rim&#232;tre concern&#233;. &#192; charge, pour l'&#201;tat, d'assumer ses responsabilit&#233;s &#224; travers des dotations budg&#233;taires &#233;quivalentes &#224; celles des autres intercommunalit&#233;s fran&#231;aises.
&lt;br /&gt;L'int&#233;r&#234;t d'une reconfiguration d'ensemble, pour Chevilly-Larue et ses voisines du p&#244;le Orly-Rungis, est de tirer parti de la centralit&#233; parisienne, sans n&#233;gliger pour autant les diff&#233;rents bassins de vie environnants qui doivent &#234;tre dot&#233;s de moyens proportionnels &#224; leurs besoins. Plusieurs &#233;lus de la petite couronne se disent favorables &#224; l'&#233;mergence d'une &#171; M&#233;tropolis &#187; int&#233;grant toutes les communes de l'&#206;le-de-France. Ils sont par ailleurs convaincus de la pertinence d'&#233;largir les fronti&#232;res des quatre d&#233;partements centraux avec celui de la Seine qui couvre la quasi totalit&#233; de la capitale. Ce qui permettrait, selon eux, de r&#233;gler de graves probl&#232;mes, comme celui du logement. Jean-Paul Huchon mise, pour sa part, sur le couple R&#233;gion/intercommunalit&#233;, en augmentant le nombre de communes regroup&#233;es, sans pour autant sacrifier des outils aussi essentiels que le syndicat des transports r&#233;gionaux.
&lt;br /&gt;Au-del&#224; des divergences que suscite ce d&#233;bat, cette intercommunalit&#233; de projet qu'une large majorit&#233; d'&#233;lus de gauche appelle de ses v&#339;ux n'aura de sens que si elle aboutit &#224; la mutualisation des m&#233;canismes de redistribution des richesses entre des territoires soumis &#224; des conditions de richesse pour le moins disparates. Transport, logement, emploi sont des enjeux urgents &#224; examiner pour d&#233;terminer la pertinence d'une organisation m&#233;tropolitaine con&#231;ue &#224; la bonne &#233;chelle. Seule certitude : personne ne doit &#234;tre exclu d'une r&#233;flexion visant &#224; associer tous les acteurs du d&#233;veloppement du territoire francilien autour d'un m&#234;me projet.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;II - Le Val-de-Marne, terre de projets :&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Passer d'une culture de l'adaptation, sous contrainte, &#224; une culture collective de l'anticipation. La formule est de Jean-Louis Levet, &#233;conomiste et directeur de l'Institut de recherches &#233;conomiques et sociales (IRES). Les Val-de-marnais pourraient se l'approprier tant elle d&#233;crit l'exigence qui est la leur en mati&#232;re de d&#233;veloppement. Loin de la caricature qui tend &#224; dessiner une r&#233;gion francilienne divis&#233;e entre territoires riches, &#224; l'Ouest, et pauvres, &#224; l'Est. Et ce, m&#234;me si l'activit&#233; &#233;conomique domine &#224; l'Ouest, et que l'Est a beaucoup contribu&#233; &#224; l'effort de construction de logements, contraignant ainsi plusieurs millions de franciliens &#224; traverser la r&#233;gion de part en part.
&lt;br /&gt;Au-del&#224; de ce d&#233;s&#233;quilibre qui se manifeste par un d&#233;placement incessant de l'emploi vers la grande couronne et de la difficult&#233; pour le d&#233;partement &#224; fixer les cat&#233;gories sociales interm&#233;diaires, le d&#233;partement s'est singularis&#233; par des dynamiques territoriales fortes. &lt;br /&gt;L'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du Conseil de d&#233;veloppement du Val-de-Marne du 9 mars 2007 n'a &#224; cet &#233;gard pas manqu&#233; de pointer certaines id&#233;es re&#231;ues. Exemples &#224; l'appui. La Vall&#233;e scientifique de la Bi&#232;vre soutient ainsi un projet d'am&#233;nagement et de d&#233;veloppement sur le renforcement du p&#244;le sant&#233;, au profit d'un meilleur maillage du territoire et de ses composantes dans le cadre d'un concept de &#171; campus urbain &#187; promis &#224; un bel avenir. Class&#233;e au rang de priorit&#233; par le Conseil g&#233;n&#233;ral, la R&#233;gion et l'&#201;tat, l'op&#233;ration d'int&#233;r&#234;t national Orly-Rungis/Seine-Amont qui nous int&#233;resse ici directement, joue pour sa part un r&#244;le capital en mati&#232;re d'&#233;quipement et d'activit&#233; &#233;conomique. Au m&#234;me titre que le p&#244;le de Cr&#233;teil dans la Plaine centrale qui entend conforter le r&#244;le de chef-lieu de la pr&#233;fecture et de son parc tertiaire dans l'&#233;conomie francilienne. &lt;br /&gt;D'autres initiatives suffisent &#224; d&#233;montrer la singularit&#233; du territoire : les Hauts du Val-de-Marne, situ&#233;s en limite du c&#339;ur de l'agglom&#233;ration francilienne, ont manifest&#233; ainsi depuis longtemps d&#233;j&#224; la volont&#233; d'une plus forte int&#233;gration au sein des dynamiques de d&#233;veloppement r&#233;gional. De m&#234;me, le Plateau briard t&#233;moigne d'une volont&#233; de trouver un juste &#233;quilibre entre espace urbain et r&#233;sidentiel et activit&#233;s agricoles. &lt;br /&gt;Une priorit&#233; politique anime l'ensemble des acteurs : le r&#233;&#233;quilibrage est-ouest. Or, le SDRIF s'appuie sur une logique de sp&#233;cialisation et un c&#339;ur d'agglom&#233;ration renforc&#233;. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233;, pour le d&#233;partement, d'inscrire sa strat&#233;gie de d&#233;veloppement dans un cadre collectif. Ce n'est donc pas tant en termes de divisions qu'en mati&#232;re de r&#233;partition des bassins de vie qu'il convient de conduire notre r&#233;flexion, en incluant des transports efficaces, s&#233;curis&#233;s et ponctuels, des logements pour tous, des emplois, des loisirs et un environnement de qualit&#233;. Le r&#233;&#233;quilibrage du territoire est une priorit&#233; qui fonde notre engagement commun. Avec plusieurs objectifs &#224; la cl&#233; : lier logements et activit&#233; &#233;conomique, am&#233;liorer et remodeler l'offre de transports, garantir &#224; tous un environnement de qualit&#233;. Le premier d&#233;fi r&#233;pond &#224; une urgence sociale. Le SDRIF doit aboutir &#224; la construction de 60 000 logements par an. Ce qui transite par un ambitieux programme de construction, la d&#233;finition d'une g&#233;ographie de la production, la diversification de l'offre et l'am&#233;lioration de l'existant.
&lt;br /&gt;Dans ce contexte, le Conseil g&#233;n&#233;ral du Val-de-Marne m&#232;ne depuis plusieurs d&#233;cennies une politique volontaire de r&#233;habilitation et de soutien &#224; la construction en d&#233;pit d'une crise de l'habitat qui s'est amplifi&#233;e au cours des derni&#232;res ann&#233;es. Nous ne pouvons que nous en f&#233;liciter, &#224; l'heure o&#249; l'ex&#233;cutif consacre des sommes de plus en plus importantes &#224; l'h&#233;bergement pr&#233;caire de familles sans logement. &#171; Pour poursuivre notre effort en mati&#232;re de r&#233;habilitation, nous avons d&#251; cesser de conditionner notre intervention &#224; celle de l'&#201;tat &#187;, nous confiait il y a peu Jean Favier. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur la p&#233;riode 2006-2010, nous avons doubl&#233; notre effort financier, pour atteindre 126 M &#8364;. Pour que cette politique puisse aboutir, il faudra que l'&#201;tat fasse lui-m&#234;me un effort sur le plan du foncier, et qu'il mette &#224; disposition, au titre de nouveaux projets urbains, les terrains d'emprise dont il est propri&#233;taire &#224; l'est du d&#233;partement, sur l'ancien projet routier de voie de desserte orientale. Des projets du m&#234;me ordre, incluant des logements sociaux, pourraient &#234;tre men&#233;s dans le cadre de l'op&#233;ration d'int&#233;r&#234;t national (OIN) qui se met en place sur le territoire de Seine-Amont&lt;/i&gt; &#187;.
&lt;br /&gt;Que faire pour r&#233;sorber les in&#233;galit&#233;s entre ces communes qui s'exon&#232;rent de tout effort et celles qui supportent l'essentiel du travail de solidarit&#233; ? Nous sommes convaincus, pour notre part que la priorit&#233; doit &#234;tre l'acc&#232;s de tous aux &#233;quipements et aux transports. Lesquels constituent autant un imp&#233;ratif &#233;conomique que social et environnemental, au service d'une logique de r&#233;&#233;quilibrage. Le SDRIF sugg&#232;re, en particulier, la cr&#233;ation de lignes de m&#233;tros, de tramways, de voies ferr&#233;es, de transports en commun en site propre qui rel&#232;vent du bon sens. Mieux, il d&#233;fend le projet ferr&#233; ARC EXPRESS cens&#233; am&#233;liorer les transports de banlieues &#224; banlieues. &lt;br /&gt;Le Conseil g&#233;n&#233;ral a d&#233;fini son propre Sch&#233;ma d&#233;partemental d'am&#233;nagement au terme d'une large concertation des acteurs &#233;conomiques et institutionnels, avec la population. Il constitue sa contribution &#224; la r&#233;vision du SDRIF. Sans oublier les grands projets qu'il entend mener &#224; bien : prolongement de la ligne n&#176; 8 du m&#233;tro, TVM, tramway Villejuif-Athis-Mons, TCSP Pompadour-Sucy-Bonneuil&#8230; Ou bien encore le projet de m&#233;tro en rocade en premi&#232;re couronne, ORBIVAL, destin&#233; &#224; am&#233;liorer sensiblement le transport de banlieue &#224; banlieue. C'est bien avec ces infrastructures qui permettent le d&#233;veloppement &#233;conomique et la cr&#233;ation de richesses, que la redistribution et la correction des in&#233;galit&#233;s sociales peuvent et doivent prendre forme.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;III &#8211; Quelques pistes pour avancer :&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;D&#232;s 1999, les communes d'Ablon-sur-Seine, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Orly, Rungis, Thiais et Villeneuve-le-Roi ont engag&#233; une r&#233;flexion sur les types de coop&#233;ration intercommunale susceptibles d'&#234;tre engag&#233;s &#224; l'&#233;chelle de ce p&#233;rim&#232;tre. Au terme d'une premi&#232;re s&#233;rie d'&#233;tudes visant &#224; &#233;tablir les perspectives fiscales et administratives d'une &#233;ventuelle intercommunalit&#233; au sens de la loi Chev&#232;nement, les sept communes sont convenues de s'associer au sein d'un syndicat d'&#233;tudes qui a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral n&#176; 2004-62 du 26 janvier 2004. Objectif : conforter l'attractivit&#233; des &#233;quipements et des zones d'emploi du p&#244;le Orly-Rungis, autour de la plate-forme a&#233;roportuaire et du March&#233; d'int&#233;r&#234;t national (MIN), tout en d&#233;veloppant les solidarit&#233;s qui en d&#233;coulent pour les populations des villes concern&#233;es.
Les sept villes forment un ensemble de 130 000 habitants, compos&#233; de communes de petite taille (Ablon et Rungis) et de taille moyenne. La plus importante, Choisy-le-Roi, totalise 34 000 habitants. Fort de ce constat, la constitution d'une nouvelle structure de coop&#233;ration devrait permettre de r&#233;pondre &#224; des enjeux et &#224; des besoins li&#233;s, pour l'essentiel, &#224; l'emploi et la formation, les transports, les traitements de d&#233;chets et ordures m&#233;nag&#232;res, l'environnement, la coop&#233;ration des services publics locaux, le d&#233;veloppement &#233;conomique ou bien encore la s&#233;curit&#233;. S'ensuit la n&#233;cessit&#233; de b&#226;tir un projet territorial et des projets communs avant de se concentrer sur le choix de la structure ad&#233;quate. &lt;br /&gt;Pour ce qui nous concerne, nous nous &#233;levons tr&#232;s clairement contre une vision concentrique du d&#233;veloppement de la capitale et de la petite couronne. Cette politique aurait pour principale cons&#233;quence d'&#233;loigner un peu plus encore les cat&#233;gories de populations les plus modestes du territoire francilien. &#192; cela, nous opposons un mod&#232;le polycentrique et ouvert, privil&#233;giant la mixit&#233; urbaine et d&#233;mographique, propice &#224; un meilleur &#233;quilibre environnemental et une plus grande diversit&#233; de l'habitat. &lt;br /&gt;En l'&#233;tat, l'intercommunalit&#233; est une r&#233;forme inaboutie qui demande d'autant plus de correctifs que son succ&#232;s a &#233;t&#233; important. Ce n'est d'ailleurs pas seulement en raison de son contenu que de son insertion dans un syst&#232;me local caract&#233;ris&#233; par une s&#233;dimentation institutionnelle rendue souvent inop&#233;rante. Il nous semble ainsi indispensable de mieux r&#233;partir les richesses &#224; l'&#233;chelle francilienne et de concevoir des m&#233;canismes de p&#233;r&#233;quation plus justes, sans pour autant bousculer l'&#233;quilibre existant entre d&#233;partements et communes. &lt;br /&gt;Pour le reste, nous ne pouvons que soutenir la d&#233;marche du SIEPOR visant &#224; encourager le d&#233;veloppement d'une offre immobili&#232;re sp&#233;cifique &#224; destination des PME-PMI, sur le territoire Chevillais. Il nous semble &#233;galement opportun de mener une r&#233;flexion approfondie afin d'aboutir &#224; un p&#244;le d'excellence sur le th&#232;me de Nutrip&#244;le, &#224; Chevilly-Larue et Rungis, tout en d&#233;veloppant les services aux salari&#233;s et aux entreprises, indispensables au maintien du tissu &#233;conomique local. Sans oublier le soutien aux PME innovantes, l'encouragement &#224; la cr&#233;ation d'entreprises et le d&#233;veloppement d'outils financiers &#224; destination des TPE. &lt;br /&gt;Quelques pistes parmi d'autres d'une politique propice &#224; un d&#233;veloppement &#233;quilibr&#233; des territoires impliqu&#233;s dans cette intercommunalit&#233; de projet que nous appelons de nos v&#339;ux. Histoire surtout de lutter contre une baisse de l'emploi non compens&#233;e, pour l'heure, par les secteurs les plus porteurs, tels l'agro-alimentaire, les technologies de l'information, les services aux particuliers et la chimie-pharmacie-plastique. Et de poursuivre les efforts engag&#233;s en faveur de la tertiairisation de l'&#233;conomie, en d&#233;pit de la raret&#233; du foncier disponible, via la construction de bureaux &#224; Choisy-le-Roi, Rungis et Chevilly-Larue.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Maire-adjoint en charge de la Communication et de l'Intercommunalit&#233;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>





</channel>

</rss>
