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	<title>ps chevilly larue</title>
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	<description>Actualit&#233;s des Socialistes &#224; Chevilly-Larue</description>
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		<title>&#171; Une nouvelle strat&#233;gie m&#233;tropolitaine est possible, au-del&#224; de tout esprit partisan &#187;</title>
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		<description>Jean-Yves Le Bouillonnec est d&#233;put&#233;-maire de Cachan (Val-de-Marne). Ancien pr&#233;sident de Paris M&#233;tropole, il apporte un &#233;clairage particuli&#232;rement int&#233;ressant sur sa vision du Grand Paris et dessine des pistes pour l'avenir. &lt;br /&gt;La loi n&#176; 2010-597 du 3 juin 2010 relative au Grand Paris ne marque-t-elle pas la volont&#233; de l'&#201;tat de reprendre en main la quasi-totalit&#233; des politiques publiques de la m&#233;tropole parisienne ? &lt;br /&gt;Oui. Cette inqui&#233;tude a d'ailleurs contribu&#233; &#224; durcir le d&#233;bat. Si les relations entre (...)


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&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Jean-Yves Le Bouillonnec est d&#233;put&#233;-maire de Cachan (Val-de-Marne). Ancien pr&#233;sident de Paris M&#233;tropole, il apporte un &#233;clairage particuli&#232;rement int&#233;ressant sur sa vision du Grand Paris et dessine des pistes pour l'avenir.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La loi n&#176; 2010-597 du 3 juin 2010 relative au Grand Paris ne marque-t-elle pas la volont&#233; de l'&#201;tat de reprendre en main la quasi-totalit&#233; des politiques publiques de la m&#233;tropole parisienne ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. Cette inqui&#233;tude a d'ailleurs contribu&#233; &#224; durcir le d&#233;bat. Si les relations entre &#201;tat et collectivit&#233;s se sont apais&#233;es au fil du temps, la version initiale de la loi n'en a pas moins &#233;t&#233; v&#233;cue comme une remise en cause fondamentale des principes de d&#233;centralisation appliqu&#233;s &#224; l'Ile-de-France. Et la volont&#233; du pouvoir de s'immiscer dans les affaires locales, en opposant clairement les collectivit&#233;s entre elles. Ainsi, les comp&#233;tences d'urbanisme, la d&#233;finition du trac&#233; du Grand Paris, ainsi que les &#233;l&#233;ments se r&#233;f&#233;rant au logement, &#224; l'am&#233;nagement, l'&#233;ducation, l'enseignement et aux loisirs ont &#233;t&#233; mis de c&#244;t&#233;. La duret&#233; du d&#233;bat s'explique par la volont&#233; gouvernementale d'imposer des instruments r&#233;galiens et d'&#233;carter toute forme de repr&#233;sentation d&#233;mocratique. Le texte n'en a pas moins &#233;t&#233; amend&#233;, depuis sa publication. Ce qui a valu &#224; l'&#201;tat de trouver des accords avec la R&#233;gion, l'Association des maires d'&#206;le-de-France (AMIF) et Paris M&#233;tropole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles seront les cons&#233;quences pr&#233;visibles de cette loi sur le r&#233;seau des transports du bassin francilien ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;La premi&#232;re version de la loi, dans l'expos&#233; des motifs, pr&#233;voyait de raccorder le r&#233;seau aux grands p&#244;les universitaires, aux principaux sites de d&#233;veloppement &#233;conomique et aux zones a&#233;roportuaires. Une vision inacceptable pour les &#233;lus, soucieux de valoriser l'excellence du territoire francilien dans le grand march&#233; mondial. Loin d'une strat&#233;gie &#233;tatiste, tant les besoins, les attentes, la r&#233;alit&#233; des conditions de vie, les difficult&#233;s et les souffrances de nos concitoyens se situent au c&#339;ur du territoire. &lt;br /&gt;Ce vaste r&#233;seau doit s'ins&#233;rer dans une perspective plus large, sans pour autant faire fi du quotidien des habitants. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de r&#233;pondre dans l'urgence aux probl&#232;mes soulev&#233;s par les Franciliens, en se projetant dans la dur&#233;e. Ce qui transite, en particulier, par l'activation d'un plan de mobilisation pour les transports vot&#233; par le Conseil r&#233;gional d'&#206;le-de-France (CRIF) et soutenu par l'ensemble des ex&#233;cutifs d&#233;partementaux. &#192; charge, pour celui-ci, de tenir compte des besoins formul&#233;s par les acteurs des territoires d&#233;laiss&#233;s, en limitant autant que faire se peut les temps de trajet de banlieue &#224; banlieue. La recherche d'une solution consensuelle repose sur la prise en compte de ce plan, cens&#233; r&#233;pondre aux attentes de la population, en sus d'une strat&#233;gie d'investissement pour les prochaines d&#233;cennies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Un consensus se dessine-t-il sur cette question ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
L'accord entre les parties a manifestement exprim&#233; une convergence. Les obstacles ont &#233;t&#233; lev&#233;s les uns apr&#232;s les autres. J'ai d'ailleurs le sentiment que l'&#201;tat a enfin saisi la nature de l'enjeu, ne serait-ce que parce que celui-ci a &#233;t&#233; port&#233; par la population. Les deux grands &#233;changes organis&#233;s sur le sujet par la Commission nationale du d&#233;bat public me confortent d'ailleurs dans cette id&#233;e. &lt;br /&gt;Il a &#233;galement compris qu'il &#233;tait impossible de proc&#233;der &#224; un tour de table financier sans l'aval de la R&#233;gion, des d&#233;partements et du Syndicat des transports publics d'&#206;le-de-France (STIF) qui est l'instrument comp&#233;tent pour mettre le futur r&#233;seau de transports en conformit&#233; avec la loi. Le projet de r&#233;seau Grand Paris Express comble, de ce point de vue, une grande partie des attentes dont les &#233;lus sont porteurs.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ce texte pr&#233;voit, en particulier, l'am&#233;nagement par d&#233;cret de zones d'am&#233;nagement autour des futures gares, au p&#233;rim&#232;tre aujourd'hui inconnu. Cette disposition ne remet-elle pas en cause le pouvoir de d&#233;cision des ex&#233;cutifs locaux en mati&#232;re d'urbanisme ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Dans sa premi&#232;re mouture, ce texte posait effectivement question. Avec, en ligne de mire, un p&#233;rim&#232;tre particuli&#232;rement large, des comp&#233;tences allou&#233;es &#224; la soci&#233;t&#233; du Grand Paris et de nombreux questions en suspend sur la p&#233;rennit&#233; des instruments r&#233;glementaires adopt&#233;s, tels le PLU, ou sur le point de l'&#234;tre. Sans parler de l'improbable remise en cause de la comp&#233;tence de l'assembl&#233;e d&#233;lib&#233;rante du CRIF, pour d&#233;finir le SDRIF. Cette r&#233;alit&#233; l&#224; marquait une volont&#233; claire de reprise en main par l'&#201;tat des pouvoirs locaux. Depuis, la situation a &#233;volu&#233;. La loi a fait l'objet d'am&#233;nagements. Tant et si bien que c'est d&#233;sormais la pr&#233;fecture de r&#233;gion qui proc&#232;de &#224; la mise en &#339;uvre des contrats de d&#233;veloppement territorial. L'hypoth&#232;se qu'il n'y ait pas de contrats type &#224; chaque gare, mais que la strat&#233;gie de d&#233;ploiement puisse &#234;tre men&#233;e par la collectivit&#233; ou l'intercommunalit&#233;, en nom propre, prend corps. &lt;br /&gt;L'&#201;tat s'est voulu rassurant, en pr&#233;cisant que les r&#232;gles d'urbanisme qui pr&#233;valaient &#233;taient bien celles adopt&#233;es par les ex&#233;cutifs locaux&#8230; et eux seuls ! Il a volontairement laiss&#233; la main aux intercommunalit&#233;s pour permettre &#224; leurs &#233;lus de d&#233;finir des p&#233;rim&#232;tres de travail partag&#233;s. Nous ne sommes donc plus dans un espace contraint, m&#234;me s'il est difficile de savoir ce qui pourrait advenir en cas de conflit entre la Soci&#233;t&#233; du Grand Paris et les &#233;diles. Sans parler du co&#251;t global de l'op&#233;ration, forc&#233;ment al&#233;atoire, ou de la prise en charge des projets de d&#233;veloppement communaux atour desdites gares. Pour &#234;tre clair, certaines collectivit&#233;s se retrouveront d'ailleurs dans l'incapacit&#233; d'assurer leur prise en charge.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quid de la suppression de la clause g&#233;n&#233;rale de comp&#233;tences pour les r&#233;gions et les d&#233;partements et de la limitation des financements crois&#233;s ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;La question est en suspend. Cette partie de la loi n'int&#232;gre en effet pas l'&#206;le-de-France. Et ce, m&#234;me si on est en droit de s'interroger sur les intentions de l'&#201;tat. Quel niveau de collectivit&#233; sera supprim&#233;, &#224; terme ? Sans compter qu'on ne sait pas vraiment qui fait quoi &#224; l'heure o&#249; l'intercommunalit&#233; monte en puissance, tant d'un point de vue fiscal qu'en terme de gestion du territoire. &lt;br /&gt;Un exemple parmi d'autres : la prise en charge, par la R&#233;gion, d'un volet important de la politique du logement. Si elle n'a pas de comp&#233;tence propre sur le sujet, elle n'en assume pas moins d'importantes responsabilit&#233;s, en lien avec les conseils g&#233;n&#233;raux et les municipalit&#233;s. &#192; Cachan, toutes nos strat&#233;gies de construction, de r&#233;habilitation et de renouv&#232;lement urbain ont &#233;t&#233; rendues possibles gr&#226;ce &#224; la participation active du Conseil r&#233;gional et du d&#233;partement, ce qui est &#233;galement le cas pour de nombreuses autres communes, elles-m&#234;mes confront&#233;es &#224; d'importantes difficult&#233;s financi&#232;res. Le territoire francilien ne peut donc faire l'&#233;conomie d'un tour de table sur le sujet. Faute de quoi, une majorit&#233; d'&#233;lus se retrouvera dans l'incapacit&#233; d'engager des travaux de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les pouvoirs coercitifs transf&#233;r&#233;s temporairement aux pr&#233;fets en mati&#232;re d'intercommunalit&#233; ne sont-ils pas la preuve d'une volont&#233; de reprise en main par l'&#201;tat de l'organisation des territoires ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;L&#224; encore, la situation manque singuli&#232;rement de clart&#233;. Au terme de nos premiers &#233;changes, il avait &#233;t&#233; &#233;tabli que les pr&#233;fets franciliens ne seraient pas en capacit&#233; d'imposer un p&#233;rim&#232;tre pr&#233;d&#233;fini en la mati&#232;re. La loi n'inclut d'ailleurs pas l'&#206;le-de-France dans le dispositif d'ach&#232;vement de la carte intercommunale. &lt;br /&gt;Les repr&#233;sentants de l'&#201;tat n'en ont pas moins r&#233;uni les comit&#233;s intercommunaux. Et pour &#234;tre honn&#234;te, je ne saisis pas bien le sens de cet &#233;change, d'autant qu'un autre ph&#233;nom&#232;ne entre en ligne de compte : le regroupement des intercommunalit&#233;s, &#224; l'&#233;chelle de territoires pouvant rassembler 350 000 ou 400 000 habitants. Soit, un niveau de population sup&#233;rieur, &#224; tout points de vue, de celui de nos d&#233;partements ! Cette r&#233;alit&#233; nourrit un peu plus encore nos interrogations sur le maintien suppos&#233; des conseils g&#233;n&#233;raux.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cette loi ne risque-t-elle pas de faire des &#233;lus de simples suppl&#233;tifs de l'&#201;tat ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Une bonne r&#233;forme de la d&#233;centralisation ne peut &#234;tre men&#233;e que si l'&#201;tat est lui-m&#234;me convaincu de sa pertinence. Or, il y a loin de la coupe aux l&#232;vres. Pour l'heure, le gouvernement cherche en effet &#224; r&#233;gler ses difficult&#233;s budg&#233;taires et financi&#232;res, en transf&#233;rant tout ou partie de ses charges sur le dos des collectivit&#233;s. Cette politique est en totale contradiction avec les lois Defferre-Mauroy qui faisaient du renouveau de la d&#233;mocratie et du respect du pacte r&#233;publicain une priorit&#233;. C'est dans la proximit&#233; que les principes d'&#233;galit&#233; et de solidarit&#233; doivent s'&#233;panouir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les &#233;lus de Paris M&#233;tropole ont combattu cette r&#233;forme de l'organisation territoriale avec ardeur. Quelle politique alternative sont-ils dispos&#233;s &#224; mettre en &#339;uvre ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Apr&#232;s la r&#233;flexion men&#233;e sur le Grand Paris Express, le logement et la p&#233;r&#233;quation, nous allons nous pencher sur les probl&#232;mes de gouvernance, dans le cadre de comp&#233;tences partag&#233;es. Et ce, afin de mettre en coh&#233;rence les politiques publiques de part et d'autre du territoire. &lt;br /&gt;Entendons-nous bien : nous ne sommes pas dans la confrontation institutionnelle, mais dans la recherche d'une vision commune et &#233;quilibr&#233;e de l'espace francilien. Ceci vaut, notamment, pour l'habitat et l'aide au d&#233;veloppement. Nous souhaitons nous placer dans une logique de mise en coh&#233;rence, en associant l'&#201;tat &#224; notre vision des choses. Faute de quoi, j'ai bien peur que nous nous heurtions &#224; un mur d'incompr&#233;hension. Paris M&#233;tropole a fait la d&#233;monstration qu'il est possible d'emprunter cette voie. Il a d'ailleurs rendu plausible l'id&#233;e selon laquelle une nouvelle strat&#233;gie m&#233;tropolitaine est possible, au-del&#224; de tout esprit partisan.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le partenariat entre l'&#201;tat et les &#233;lus que vous appelez de vos v&#339;ux ne doit-il pas reposer sur une base contractuelle, dans le respect du SDRIF, lequel reste le garant incontournable de la coh&#233;rence et de la coh&#233;sion des projets &#224; l'&#233;chelle territoriale ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Bien-s&#251;r. J'ai d'ailleurs mal v&#233;cu la position de l'&#201;tat qui a pris le parti de remettre en cause les comp&#233;tences du SDRIF. C'est une faute politique lourde dans la mesure o&#249; il prend le contre-pied des d&#233;lib&#233;rations prises dans le cadre de la loi sur la d&#233;centralisation. Nous avons donc eu recours &#224; des artifices juridiques pour faire voter des dispositions en coh&#233;rence avec le Grand Paris, alors que le SDRIF n'a toujours pas &#233;t&#233; adopt&#233;. Seul moyen, pour les collectivit&#233;s, de poursuivre leur strat&#233;gie de d&#233;veloppement. Il n'est en effet pas acceptable que le l&#233;gislateur soit amen&#233; &#224; corriger des dysfonctionnements li&#233;s au refus par le gouvernement de reconna&#238;tre la comp&#233;tence d'une collectivit&#233;, contre l'avis de l'assembl&#233;e d&#233;lib&#233;rante.
&lt;br /&gt;Ce probl&#232;me traduit explicitement la difficult&#233;, pour l'&#201;tat, d'entrer dans une strat&#233;gie de reconnaissance des comp&#233;tences locales. Ce qui ne retire rien &#224; ses pr&#233;rogatives, par ailleurs. La question est la suivante : accepte-t-il ou non que la loi de d&#233;centralisation s'applique &#224; l'espace francilien, au-del&#224; des particularit&#233;s r&#233;gionales ? En cas de r&#233;ponse n&#233;gative, il sera difficile de faire bouger les lignes et c'est bien les habitants qui devront r&#233;gler la note !
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Vous vous &#234;tes clairement oppos&#233; &#224; la suppression de la taxe professionnelle et r&#233;clamez depuis longtemps une r&#233;forme globale des finances locales. Quelles pistes pr&#233;conisez-vous ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Paris M&#233;tropole a formul&#233; des propositions claires, en insistant sur la n&#233;cessit&#233; d'un effort partag&#233;. Dans le m&#234;me temps, il appartient &#224; la R&#233;gion d'organiser, en concertation avec les &#233;lus, la p&#233;r&#233;quation sur l'ensemble du bassin francilien, avec des instruments adapt&#233;s &#224; une configuration difficile. Pour prendre forme, cette d&#233;marche doit &#234;tre valid&#233;e par l'&#201;tat. Nous souhaitons &#233;galement cr&#233;er un fond de d&#233;veloppement au profit des collectivit&#233;s qui ont besoin d'&#234;tre accompagn&#233;es dans leurs efforts. La r&#233;forme de la taxe professionnelle a cependant &#233;t&#233; faite en d&#233;pit du bon sens. Tant et si bien qu'elle est aujourd'hui inapplicable. L'&#201;tat n'est en effet pas en mesure de nous fournir les &#233;l&#233;ments servant de base &#224; l'appr&#233;ciation des contributions dans l'ensemble des collectivit&#233;s. L'administration fiscale, d&#233;j&#224; durement &#233;prouv&#233;e par la mise en &#339;uvre de la RGPP, n'est pas en capacit&#233; de fournir aux collectivit&#233;s des &#233;l&#233;ments pr&#233;cis leur permettant de dessiner des strat&#233;gies sur le long terme. Beaucoup de communaut&#233;s d'agglom&#233;rations ont, quant &#224; elles, le nez dans le guidon !
&lt;br /&gt;La r&#233;forme de la fiscalit&#233; locale est donc une catastrophe dans la mesure o&#249; elle repose sur des bases totalement obsol&#232;tes. Ce qui la rend un peu plus opaque encore. Sur ces questions, Paris M&#233;tropole appelle &#224; un travail concert&#233; entre l'&#201;tat et les collectivit&#233;s pour parvenir &#224; une solution (enfin) &#233;quilibr&#233;e, tenant compte des besoins de financements de chacun, des difficult&#233;s des territoires et des conditions de vie des habitants.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>&#171; Redonner du sens au temps &#187;</title>
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		<dc:date>2011-04-28T14:00:46Z</dc:date>
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<category domain="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25">Interviews</category>


		<description>Gilles Finchelstein en est convaincu : &#171; l'urgence est de sortir de la dictature de l'urgence, l'urgence est de retrouver le temps long &#187;. C'est &#224; cette apologie du temps long que le directeur g&#233;n&#233;ral de la Fondation Jean-Jaur&#232;s se livre dans son dernier ouvrage, la Dictature de l'urgence, publi&#233; en janvier dernier chez Fayard. Il sera l'invit&#233; des Entretiens de Solferino, le 11 mai prochain, rue de Solferino. &lt;br /&gt;Vivons-nous une mutation radicale de notre rapport au temps ? &lt;br /&gt;Tout &#224; fait. C'est vrai d'abord (...)


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&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Gilles Finchelstein en est convaincu : &#171; l'urgence est de sortir de la dictature de l'urgence, l'urgence est de retrouver le temps long &#187;. C'est &#224; cette apologie du temps long que le directeur g&#233;n&#233;ral de la Fondation Jean-Jaur&#232;s se livre dans son dernier ouvrage, la Dictature de l'urgence, publi&#233; en janvier dernier chez Fayard. Il sera l'invit&#233; des Entretiens de Solferino, le 11 mai prochain, rue de Solferino.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vivons-nous une mutation radicale de notre rapport au temps ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Tout &#224; fait. C'est vrai d'abord dans nos vies personnelles et professionnelles. Quelques exemples parmi d'autres : le rapport &#224; la nourriture - le temps de pr&#233;paration du d&#238;ner le week-end a diminu&#233; de 25 % depuis 1988. Le rapport &#224; la sant&#233; : le nombre de passages aux urgences est pass&#233; de 7 &#224; 18 millions, entre 1990 et 2008. Le rapport &#224; la mode : les clients d'une grande cha&#238;ne, comme Zara, visitent ses magasins 17 fois par an en moyenne, contre 3 ou 4 pour ses concurrents, parce que le renouvellement de ses mod&#232;les est permanent.
&lt;br /&gt;Mais c'est vrai aussi dans notre vie publique, comme le montre la mani&#232;re dont nous l&#233;gif&#233;rons. D'o&#249; vient la loi ? De l'urgence ! Un fait divers, une loi. Et en mati&#232;re de s&#233;curit&#233;, dix ans, trente lois. Comment est adopt&#233;e la loi ? Dans l'urgence&#8230; Sch&#233;matiquement, un tiers des lois &#233;taient vot&#233;es selon la proc&#233;dure d'urgence entre 1968 et 2007. Depuis lors, on est pass&#233; aux deux tiers. Aucune grande loi vot&#233;e depuis l'&#233;lection de Nicolas Sarkozy n'est pass&#233;e par ce que l'Abb&#233; Sieyi&#232;s appelait la n&#233;cessaire &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;fermentation&lt;/i&gt; &#187; de la loi. On l&#233;gif&#232;re trop, trop vite et tr&#232;s mal.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Culte du pr&#233;sent, r&#232;gne de l'instant : l'urgence s'insinue dans nos vies professionnelles autant que dans nos vies priv&#233;es. Y a-t-il une explication rationnelle &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;_ J'ai men&#233; une enqu&#234;te pour d&#233;terminer si notre intuition selon laquelle &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;tout va plus vite&lt;/i&gt; &#187; &#233;tait vraie. La conclusion de cette enqu&#234;te est claire : la r&#233;alit&#233; d&#233;passe de beaucoup cette intuition ! Nous vivons une v&#233;ritable dictature de l'urgence, c'est-&#224;-dire &#224; la fois un culte de l'instant et un culte de la vitesse.
&lt;br /&gt;Plusieurs explications traditionnelles peuvent &#234;tre apport&#233;es pour tenter de comprendre ce ph&#233;nom&#232;ne. &lt;br /&gt;On peut ainsi en faire une lecture technique : tout va plus vite, parce que la technologie va plus vite - les processeurs informatiques sont de plus en plus puissants, les r&#233;seaux de plus en plus d&#233;velopp&#233;s, et les individus de plus en plus connect&#233;s. &lt;br /&gt;On peut &#233;galement expliquer la dictature de l'urgence par une lecture politique : la chute du mur de Berlin a ouvert une p&#233;riode d'h&#233;g&#233;monie du lib&#233;ralisme. Or le lib&#233;ralisme a partie li&#233;e avec le culte de l'instant : les march&#233;s ont une tendance naturelle &#224; survaloriser le court terme - la crise financi&#232;re de 2007-2008 en a apport&#233; une nouvelle fois une preuve &#233;clatante.
&lt;br /&gt;On peut enfin avoir de l'urgence une lecture morale : le fait de placer l'argent et la consommation au sommet de nos valeurs rend l&#233;gitimes les tentatives d'enrichissement &#224; tout prix et tr&#232;s rapidement, et place donc nos soci&#233;t&#233;s dans une situation de tension permanente.
Ces trois lectures, rationnelles, sont &#224; mes yeux tout &#224; fait valables. Mais je crois que, prises s&#233;par&#233;ment, elles ne constituent pas une explication suffisante de la dictature de l'urgence : c'est en les multipliant les unes avec les autres que l'on parvient &#224; rendre compte de mani&#232;re satisfaisante de notre situation. C'est parce qu'elles font syst&#232;me entre elles qu'elles cr&#233;ent ce que le sociologue Hartmut Rosa a appel&#233; une &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;spirale de l'acc&#233;l&#233;ration&lt;/i&gt; &#187;. C'est cela que nous vivons aujourd'hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Est-il possible de trouver des espaces de d&#233;c&#233;l&#233;ration, ou de gouverner autrement, en retrouvant le temps de la r&#233;flexion et de la concertation ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Plusieurs comportements sont possibles face &#224; la dictature de l'urgence. On peut choisir d'appuyer plus fort encore sur la p&#233;dale d'acc&#233;l&#233;ration. Cette &#171; acc&#233;l&#233;ration au carr&#233; &#187; est le choix fait par Nicolas Sarkozy, qui consid&#232;re que, puisque tout va plus vite, il faut aller encore plus vite - au risque de prendre des d&#233;cisions pr&#233;cipit&#233;es, ou tout simplement mauvaises.
&lt;br /&gt;On peut, &#224; l'inverse, tenter de ralentir en appuyant sur la p&#233;dale de frein. C'est le choix fait par ceux qui pr&#244;nent la d&#233;croissance - c'est &#224; mon avis une fausse solution : elle pose des probl&#232;mes &#233;thiques et pratiques insurmontables.
&lt;br /&gt;On peut enfin choisir de l&#226;cher la poign&#233;e d'acc&#233;l&#233;ration - c'est-&#224;-dire de d&#233;c&#233;l&#233;rer. Nous ne sortirons pas du monde de la vitesse qui est devenu le n&#244;tre &#8211; ce n'est d'ailleurs pas souhaitable, parce que la vitesse c'est aussi souvent le progr&#232;s, la d&#233;mocratisation de la connaissance, le partage des cultures et des exp&#233;riences. Mais nous pouvons choisir de cr&#233;er des espaces de d&#233;c&#233;l&#233;ration. C'est vrai dans nos vies individuelles &#8211; et c'est le choix fait par ceux qui adh&#232;rent aux diff&#233;rentes formes du slow movement. C'est &#233;galement - et surtout - vrai dans notre vie publique : il est important de laisser plus de place &#224; l'&#233;coute, &#224; la n&#233;gociation, &#224; l'exp&#233;rimentation et &#224; l'&#233;valuation. Prendre son temps est souvent le meilleur moyen d'en gagner : les d&#233;cisions sont alors mieux pens&#233;es, mieux comprises et donc mieux accept&#233;es.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Ne convient-il pas, plus simplement, de donner du sens au temps, en dressant des perspectives et en retrouvant l'ambition du futur ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;_ Vous avez raison : nous ne pouvons pas nous contenter de la d&#233;c&#233;l&#233;ration, aussi importante soit-elle. Il faut &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;redonner du temps au temps&lt;/i&gt; &#187;, pour reprendre la c&#233;l&#232;bre formule de Fran&#231;ois Mitterrand. Mais il faut aussi, et peut-&#234;tre m&#234;me d'abord, redonner du sens au temps.
Cela implique, effectivement, de dresser &#224; nouveau des perspectives et de retrouver l'ambition du futur. Les bouleversements que nous traversons aujourd'hui sont si rapides et si impr&#233;visibles que plus personne n'ose regarder vers l'avenir - qu'est devenu le puissant Commissariat au Plan ? Le risque est redout&#233;, le progr&#232;s est d&#233;cri&#233;, l'avenir est craint : nous gouvernons sans le futur. Plus grave, nous agissons parfois contre lui : la non prise en compte du long terme est par exemple pour beaucoup dans notre incapacit&#233; collective &#224; faire &#233;merger un nouveau mod&#232;le de d&#233;veloppement qui permette de lutter efficacement contre le r&#233;chauffement climatique et la mise en p&#233;ril de la biodiversit&#233;. &lt;br /&gt;Mais c'est &#233;galement une des raisons de notre pessimisme bien fran&#231;ais : comme l'a r&#233;sum&#233; Stiglitz, &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pour r&#233;ussir &#224; long terme, il faut une pens&#233;e &#224; long terme, une vision&lt;/i&gt; &#187;. On est pourtant aujourd'hui bien en peine de savoir quelle est la vision de ceux qui nous gouvernent pour l'avenir de notre pays.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Et si l'alternative de 2012 &#233;tait finalement le choix du temps long contre la dictature de l'urgence ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; &lt;br /&gt;2012, c'est justement l'ann&#233;e de l'affrontement des visions, y compris et surtout sur la question du temps. La social-d&#233;mocratie entretient avec le temps un rapport particulier : elle a toujours pr&#233;f&#233;r&#233; une am&#233;lioration graduelle, mais effective, &#224; une transformation instantan&#233;e, mais illusoire. Elle doit aujourd'hui montrer sa capacit&#233; non seulement &#224; g&#233;rer le temps court - celui de l'urgence -, mais &#233;galement et surtout le temps long : celui des vrais accomplissements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>&#171; Une recentralisation rampante &#187;</title>
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		<dc:date>2011-02-17T20:47:44Z</dc:date>
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		<dc:creator>B.TRANCHANT</dc:creator>

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		<description>&#201;lisabeth Guigou, d&#233;put&#233;e de Seine-Saint-Denis et Secr&#233;taire nationale en charge de la R&#233;forme de l'&#201;tat et des collectivit&#233;s territoriales, juge s&#233;v&#232;rement le texte adopt&#233;, le 17 novembre dernier, &#224; l'Assembl&#233;e, avant de dresser des perspectives pour l'avenir. &lt;br /&gt;La r&#233;forme territoriale ne marque-t-elle pas un recul sensible de la d&#233;centralisation ? &lt;br /&gt;Incontestablement. Elle se traduit m&#234;me par une recentralisation rampante. Avec l'adoption de l'acte II de la d&#233;centralisation, Jean-Pierre Raffarin et la droite (...)


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&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&#201;lisabeth Guigou, d&#233;put&#233;e de Seine-Saint-Denis et Secr&#233;taire nationale en charge de la R&#233;forme de l'&#201;tat et des collectivit&#233;s territoriales, juge s&#233;v&#232;rement le texte adopt&#233;, le 17 novembre dernier, &#224; l'Assembl&#233;e, avant de dresser des perspectives pour l'avenir.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;forme territoriale ne marque-t-elle pas un recul sensible de la d&#233;centralisation ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Incontestablement. Elle se traduit m&#234;me par une recentralisation rampante. Avec l'adoption de l'acte II de la d&#233;centralisation, Jean-Pierre Raffarin et la droite semblaient pourtant avoir fait le choix d'un changement de cap, dans les pas de la loi du 2 mars 1982 dite &quot;Loi Defferre&quot; relative aux droits et libert&#233;s des communes, des d&#233;partements et des r&#233;gions. Mais, avec cette pseudo r&#233;forme, elle marque clairement une volont&#233; de r&#233;duire la sph&#232;re publique, tant au niveau national que local. Au point de se livrer &#224; une v&#233;ritable attaque en r&#232;gle contre les comp&#233;tences et les moyens dont disposent les collectivit&#233;s locales. &lt;br /&gt;Les textes de loi pr&#233;sent&#233;s par le pr&#233;sident de la R&#233;publique et le gouvernement ont trois caract&#233;ristiques en commun : l'aggravation, la recentralisation et la manipulation. Ils appellent de la part des &#233;lus et de nos concitoyens de toutes sensibilit&#233;s une opposition r&#233;solue. Pr&#232;s de trente ans apr&#232;s le grand mouvement de d&#233;centralisation que nous, socialistes, avons lanc&#233;, les collectivit&#233;s territoriales ont besoin, non pas tant d'un retour en arri&#232;re, que d'une toute autre r&#233;forme.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De nombreux &#233;lus, de gauche comme de droite, estiment que cette r&#233;forme pourrait bien conduire &#224; l'immobilisme de nos territoires. Partagez-vous cette opinion ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui, dans la mesure o&#249; elle revient sur un principe fondamental, celui de l'autonomie fiscale des collectivit&#233;s. La suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par une cotisation sur la valeur ajout&#233;e a servi de pr&#233;texte &#224; une diminution de l'imp&#244;t dont les entreprises sont redevables. Avec, pour cons&#233;quence directe, un appauvrissement des territoires et une rupture d'&#233;quilibre dont les m&#233;nages subissent aujourd'hui les cons&#233;quences directes. Tout ceci s'ajoute au gel des dotations de l'&#201;tat, qui ne fait que s'aggraver ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, et au transfert de charges non compens&#233;es. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Avec des effets n&#233;gatifs sur les d&#233;penses d'investissement et de fonctionnement des ex&#233;cutifs locaux&#8230;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Des efforts doivent certainement &#234;tre consentis en mati&#232;re de fonctionnement. Mais ce qui pose clairement probl&#232;me, c'est la contraction d'un certain nombre de d&#233;penses, au moment m&#234;me o&#249; les collectivit&#233;s assument les trois-quarts des investissements publics. &#192; l'heure o&#249; la crise s&#233;vit de toutes parts, celles-ci auraient pourtant besoin d'un s&#233;rieux coup de pouce. Bien &#233;videmment, ce sont les territoires les plus pauvres qui en subissent les cons&#233;quences les plus lourdes. Au bout du compte, cette pseudo r&#233;forme ne fait qu'aggraver un peu plus encore les in&#233;galit&#233;s existantes, tant en milieu urbain que rural.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Comment analysez-vous la cr&#233;ation du conseiller territorial ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Nous l'avons combattu avec acharnement, en d&#233;non&#231;ant une manipulation politique &#224; vis&#233;e &#233;lectoraliste. Il s'agissait, en effet, de porter atteinte &#224; une grande partie des collectivit&#233;s dirig&#233;es par la gauche. Le gouvernement a donc cr&#233;&#233; de toute pi&#232;ce un &#171; Homo Sarkozus &#187;, afin de red&#233;couper les circonscriptions &#224; sa guise. Le tout, contre l'avis du Conseil constitutionnel qui a censur&#233;, le 9 d&#233;cembre dernier, l'article 6 de la loi ainsi que le tableau annex&#233; qui fixe le nombre de conseillers territoriaux par d&#233;partements, jugeant que les &#233;carts trop importants de repr&#233;sentation dans six d&#233;partements portaient atteinte au principe d'&#233;galit&#233; dans les suffrages. Ajoutons que l'&#233;lection de ces &#233;lus va clairement porter atteinte au principe de parit&#233; dans la repr&#233;sentation locale, dans la mesure o&#249; les femmes seront moins nombreuses qu'au sein des conseils g&#233;n&#233;raux et r&#233;gionaux. &lt;br /&gt;Au final, ce cumul institutionnalis&#233; ne fera qu'affaiblir les r&#233;gions et d&#233;partements. Pis, il s'av&#232;rera co&#251;teux, contrairement &#224; ce que le gouvernement a pu pr&#233;tendre. Soit, un milliard d'euros de d&#233;penses suppl&#233;mentaires correspondant &#224; l'agrandissement et la reconstruction des h&#233;micycles r&#233;gionaux. Tout cela est absurde. C'est proprement ubuesque !
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cette r&#233;forme n'est-elle pas de nature &#224; mettre en p&#233;ril les services publics locaux ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. L'id&#233;ologie de la r&#233;duction &#224; tout prix de la sph&#232;re publique au b&#233;n&#233;fice du priv&#233; fait des ravages ! On le voit notamment avec les h&#244;pitaux, l'&#233;ducation ou la justice. La volont&#233; du gouvernement, c'est de plaquer les m&#233;thodes du priv&#233; sur le service public pour justifier la disparition d'un fonctionnaire sur deux. La mise en &#339;uvre de la RGPP r&#233;pond d'ailleurs &#224; ce seul objectif. Les services publics de proximit&#233; subissent naturellement de plein fouet les effets de cette politique. &#192; commencer par les associations qui assurent le lien social sur l'ensemble du territoire. Tout ceci est extr&#234;mement grave et inqui&#233;tant.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Que sugg&#233;rez-vous en &#233;change ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Fid&#232;les &#224; l'h&#233;ritage r&#233;publicain, nous proposons un nouvel acte de la d&#233;centralisation. Nous abrogerons donc ce texte d&#232;s notre retour aux responsabilit&#233;s et mettrons en &#339;uvre une grande r&#233;forme de progr&#232;s, qui confortera les collectivit&#233;s pour agir au service de la solidarit&#233;, de l'emploi, du d&#233;veloppement &#233;conomique et de l'am&#233;nagement du territoire. Une r&#233;forme qui permettra &#224; la d&#233;mocratie d'&#234;tre &#233;tendue et aux services publics locaux d'&#234;tre &#233;tendus.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;cis&#233;ment, quelles sont les conditions d'un acte III de la d&#233;centralisation r&#233;ussi ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Il nous faudra repenser les principes d'une bonne organisation territoriale, en organisant pr&#233;alablement une large concertation. Un consensus politique est en effet indispensable sur le sujet. Nous devrons &#233;galement engager une r&#233;forme fiscale ambitieuse en mettant l'accent sur la diminution des in&#233;galit&#233;s territoriales. Ce qui transite par une refonte compl&#232;te des imp&#244;ts locaux, en veillant &#224; un juste &#233;quilibre entre entreprises et m&#233;nages. Le calcul des taxes pr&#233;lev&#233;es sur les particuliers devra d'ailleurs imp&#233;rativement tenir compte des revenus pour rem&#233;dier aux in&#233;galit&#233;s de traitement dans l'acquittement de la taxe d'habitation.
&lt;br /&gt;D'autre part, l'instauration d'une cotisation sur la valeur ajout&#233;e peut s'av&#233;rer utile pour peu que les entreprises soient rattach&#233;es aux territoires. Pr&#233;alablement &#224; cette r&#233;forme, il est indispensable de mettre en place un m&#233;canisme de p&#233;r&#233;quation, &#224; la fois vertical - de l'&#201;tat vers les collectivit&#233;s locales - et horizontal - des territoires entre eux -, pour redistribuer les richesses en luttant contre les in&#233;galit&#233;s. Enfin, nous entendons interdire le cumul des mandats, accorder le droit de vote aux &#233;trangers non communautaires aux &#233;lections municipales, am&#233;liorer et d&#233;mocratiser le fonctionnement des intercommunalit&#233;s, en instaurant le suffrage universel direct et en assurant la repr&#233;sentation des maires, et restaurer la parit&#233;, tout en clarifiant les comp&#233;tences des collectivit&#233;s en donnant de la substance &#224; la notion de chef de file dans les r&#233;gions et d&#233;partements, sur la base d'exp&#233;rimentations.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>&#171; La d&#233;mocratie locale, v&#233;ritable refuge pour les citoyens d&#233;sempar&#233;s &#187;</title>
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		<dc:creator>B.TRANCHANT</dc:creator>

<category domain="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25">Interviews</category>


		<description>Daniel Vaillant, d&#233;put&#233;-maire du 18e arrondissement, ministre de l'Int&#233;rieur du gouvernement Jospin, entre 2000 et 2002, fut l'inspirateur de la loi du 27 f&#233;vrier 2002 relative &#224; la d&#233;mocratie de proximit&#233;, dite loi Vaillant, qui cr&#233;e des quartiers de participation, consacre l'irruption d'un nouvel acteur, l'habitant, et institue le quartier d&#233;fini par et pour le gouvernement de la ville. Huit ans apr&#232;s, l'&#233;lu socialiste dresse un bilan du dispositif qu'il a mis en &#339;uvre et ouvre des perspectives. (...)

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&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/IMG/arton223.png&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;818&quot; height=&quot;831&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Daniel Vaillant, d&#233;put&#233;-maire du 18e arrondissement, ministre de l'Int&#233;rieur du gouvernement Jospin, entre 2000 et 2002, fut l'inspirateur de la loi du 27 f&#233;vrier 2002 relative &#224; la d&#233;mocratie de proximit&#233;, dite loi Vaillant, qui cr&#233;e des quartiers de participation, consacre l'irruption d'un nouvel acteur, l'habitant, et institue le quartier d&#233;fini par et pour le gouvernement de la ville. Huit ans apr&#232;s, l'&#233;lu socialiste dresse un bilan du dispositif qu'il a mis en &#339;uvre et ouvre des perspectives. Entretien&#8230;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Avec le recul, comment analysez-vous la loi du 27 f&#233;vrier 2002 relative &#224; la d&#233;mocratie de proximit&#233; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Ma principale fiert&#233;, c'est d'avoir r&#233;ussi &#224; faire adopter ce texte par une commission paritaire r&#233;unissant d&#233;put&#233;s et s&#233;nateurs. Lionel Jospin &#233;tait pourtant convaincu que la droite ferait tout pour s'y opposer, quelques semaines seulement avant les l&#233;gislatives, mais les &#233;v&#232;nements lui ont donn&#233; tort. &lt;br /&gt;Ce dispositif constituait le troisi&#232;me volet des lois de d&#233;centralisation apr&#232;s les lois Defferre-Mauroy (1982), Joxe (1992) et Chev&#232;nement (1999). Il a &#233;t&#233; le fruit d'un travail collectif men&#233; par la commission Mauroy, soucieuse de renforcer la d&#233;mocratie locale. Le texte final a pris d'ailleurs en compte la plupart de ses recommandations, en concertation avec les associations d'&#233;lus. Avec Bertrand Delano&#235;, nous avons &#233;galement veill&#233; &#224; l'am&#233;lioration de la loi PML (Paris, Marseille, Lyon) du 31 d&#233;cembre 1982, en renfor&#231;ant les conseils d'arrondissement et en associant &#233;troitement les maires concern&#233;s aux plans locaux d'urbanisme. Parall&#232;lement, nous avons mis l'accent sur la d&#233;partementalisation des services d'incendie et de secours et l'am&#233;lioration du statut de l'&#233;lu. Enfin, nous avons cr&#233;&#233; les cr&#233;dits de formation, favoris&#233; l'expression citoyenne, renforc&#233; les droits de l'opposition des minorit&#233;s dans les assembl&#233;es &#233;lues et mis en &#339;uvre les comit&#233;s de quartiers, v&#233;ritable &#233;pine dorsale de la r&#233;forme.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cette loi n'a-t-elle pas r&#233;v&#233;l&#233; une volont&#233; d'insuffler un nouvel &#233;lan &#224; la d&#233;mocratie locale ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. Elle pr&#233;voyait d'ailleurs l'&#233;lection des d&#233;l&#233;gu&#233;s intercommunaux aux municipales de 2008 et le recrutement des conseillers g&#233;n&#233;raux dans le cadre de scrutins d'arrondissements, en prenant appui sur des listes d&#233;sign&#233;es &#224; la proportionnelle, respectant la parit&#233;. Force est de constater que le compte n'y est pas apr&#232;s la cr&#233;ation, par le gouvernement Fillon, des conseillers territoriaux, appel&#233;s &#224; &#234;tre &#233;lus au scrutin uninominal &#224; un tour, en 2014. Autant dire qu'il s'agit l&#224; d'une v&#233;ritable provocation &#224; l'&#233;gard de la d&#233;mocratie et du principe de parit&#233;.
Cependant, tout n'est pas parfait dans la loi de 2002. Il me para&#238;t ainsi n&#233;cessaire d'&#233;tendre les comit&#233;s de quartiers aux villes de 30 000 habitants, ce que la droite refuse pour l'heure. Preuve que la d&#233;centralisation n'est d&#233;cid&#233;ment pas sa priorit&#233;.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les ex&#233;cutifs municipaux &#233;lus en 2008 se sont-ils appropri&#233;s les outils que cette loi met &#224; leur disposition ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;La loi est entr&#233;e en application d&#232;s 2002. Dans le 18e arrondissement, nous comptons ainsi depuis longtemps huit conseils de quartiers qui constituent d&#233;sormais un pr&#233;cieux outil d'aide &#224; la d&#233;cision. En temps de crise, il peut &#234;tre d'ailleurs tr&#232;s utile de s'appuyer sur ces instances de proximit&#233;. D'autres dispositions sont entr&#233;es en vigueur au gr&#233; de la publication des d&#233;crets d'application. Le bilan est donc globalement positif. &lt;br /&gt;Qui se risquerait d'ailleurs &#224; remettre cette loi en cause, m&#234;me si des adaptations paraissent n&#233;cessaires ? Pierre Mauroy, lui-m&#234;me, est d'ailleurs convaincu de la n&#233;cessit&#233; de donner un nouvel &#233;lan &#224; la d&#233;centralisation, en renfor&#231;ant la responsabilit&#233; des &#233;lus. Pour ma part, je reste favorable &#224; la suppression du cumul des mandats et au maintien des &#233;chelons territoriaux. &#192; commencer par le d&#233;partement qui reste l'instance de proximit&#233; et de solidarit&#233;, par excellence.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Que vous inspire la d&#233;cision du gouvernement de diminuer le nombre d'&#233;chelons territoriaux ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Rien de positif. C'est oublier, en effet, que les quelque 500 000 &#233;lus qui composent le paysage local pratiquent le b&#233;n&#233;volat, pour la plupart. Et qu'ils m&#232;nent un v&#233;ritable travail de solidarit&#233;, indispensable &#224; l'&#233;quilibre du pays. Leur pr&#233;sence est m&#234;me une garantie contre la d&#233;sertification du monde rural. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, la loi est appliqu&#233;e, pour l'essentiel, par des municipalit&#233;s de gauche. Cela ne vous d&#233;range-t-il pas ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;De nombreux &#233;lus de droite sont &#233;galement convaincus de son utilit&#233;. Il faut &#234;tre capable d'entendre les suggestions, d'o&#249; qu'elles viennent. Or, cette loi est un formidable outil d'aide &#224; la d&#233;cision que beaucoup de maires se sont appropri&#233;s au fil du temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Peu d'&#233;lus recourent, en revanche, au r&#233;f&#233;rendum d'initiative locale. Comment expliquez-vous cette frilosit&#233; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Cela tient sans doute au fait qu'il n'appara&#238;t pas v&#233;ritablement comme un outil de d&#233;mocratie de proximit&#233;. D&#232;s lors qu'une consultation pr&#233;c&#232;de une d&#233;cision, elle peut pourtant s'av&#233;rer fort utile. Mais lorsque la participation est faible, on est en droit de s'interroger. &lt;br /&gt;Ceci &#233;tant dit, il appartient aux &#233;lus d'assumer leur responsabilit&#233; en &#233;vitant de se d&#233;fausser sur leurs administr&#233;s. La v&#233;ritable sanction, c'est le suffrage universel ! La politique consiste &#224; arbitrer et &#224; faire des choix, apr&#232;s avoir entendu.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;N'est-il pas n&#233;cessaire, aujourd'hui, de proc&#233;der &#224; une &#233;valuation de la loi ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. Il faut revoir les dispositifs qui figurent dans le texte initial et prendre d&#232;s aujourd'hui l'engagement de d&#233;faire ce que la droite s'emploie &#224; mettre en place au travers de la r&#233;forme territoriale. Oui &#224; la simplification juridique, non &#224; la suppression d'&#233;chelons et &#224; la cr&#233;ation des conseillers territoriaux ! J'observe d'ailleurs que nos collectivit&#233;s locales sont bien mieux g&#233;r&#233;es que l'&#201;tat lui-m&#234;me, parce qu'elles ne connaissent pas de d&#233;ficit. Seul Nicolas Sarkozy, qui n'a jamais &#233;t&#233; un chaud partisan de la d&#233;mocratie locale, en doute encore.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;forme territoriale que le gouvernement a engag&#233; ne marque-t-elle pas une volont&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;e d'encadrer l'action des collectivit&#233;s, en discr&#233;ditant la d&#233;mocratie locale ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Le chef de l'&#201;tat se plait &#224; nous faire croire que les collectivit&#233;s sont dispendieuses, qu'elles ont un train de vie &#233;lev&#233;. Il feint ainsi d'ignorer qu'une ville mal g&#233;r&#233;e essuie tout aussit&#244;t les foudres de la Chambre r&#233;gionale des comptes, du corps pr&#233;fectoral ou des contr&#244;les de l&#233;galit&#233;. Ce qui a le m&#233;rite de pr&#233;venir toute esp&#232;ce de d&#233;rive, contrairement aux services de l'&#201;tat qui s'autorisent des d&#233;ficits catastrophiques pour le pays. La logique commande donc un recours accru aux collectivit&#233;s, m&#234;me s'il para&#238;t n&#233;cessaire de clarifier et de rationaliser leurs missions, par souci de transparence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le d&#233;partement est-il l'&#233;chelon de trop dans le paysage local ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
Non. Ce qui pose probl&#232;me, c'est le d&#233;coupage cantonal. Il a &#233;t&#233; con&#231;u pour les territoires ruraux, pourtant peu repr&#233;sentatifs du syst&#232;me &#233;lectoral. L'id&#233;e que la r&#233;gion et le d&#233;partement peuvent former une seule et m&#234;me entit&#233; est infond&#233;e. Le risque est grand en effet de voir essaimer ici ou l&#224; des potentats locaux qui distribueront leurs subsides &#224; la t&#234;te du client. C'est une vision d&#233;pass&#233;e, voire m&#234;me archa&#239;que, de la d&#233;mocratie &#224; laquelle nous opposons un syst&#232;me qui pr&#233;voit un mode de scrutin modernis&#233;. L'exemple vaut, en particulier, pour les s&#233;nateurs que nous souhaiterions voir d&#233;sign&#233;s &#224; la proportionnelle - 3 par d&#233;partement au lieu de 4 actuellement - par des d&#233;l&#233;gu&#233;s urbains et ruraux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles pistes pr&#233;conisez-vous pour faire &#233;voluer la d&#233;mocratie locale ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
La d&#233;mocratie locale est un v&#233;ritable refuge pour des citoyens d&#233;sempar&#233;s. Fort de ce constat, il me para&#238;t indispensable de renforcer l'autonomie locale, en imposant les conseils de quartiers aux villes de 30 000 habitants et en leur allouant des cr&#233;dits d'investissements, comme nous le faisons d&#233;j&#224; &#224; Paris. De l'entretien des espaces verts &#224; la mise &#224; disposition de locaux, de nombreux &#233;l&#233;ments de la vie quotidienne peuvent ainsi &#234;tre financ&#233;s, au plus pr&#232;s des habitants. La loi doit donc &#234;tre &#233;valu&#233;e, ce qui ne signifie pas qu'il soit n&#233;cessaire de remettre le syst&#232;me en cause.
&lt;br /&gt;Pour le reste, une grande r&#233;forme devra &#234;tre engag&#233;e apr&#232;s 2012 sur le cumul des mandats, le statut de l'&#233;lu, les niveaux de comp&#233;tences et l'&#233;lection, au suffrage universel, des conseillers d'agglom&#233;rations. Lesquels doivent &#234;tre d&#233;sign&#233;s &#224; l'&#233;chelon communal et &#224; la proportionnelle. Il nous faut sortir du syst&#232;me de d&#233;l&#233;gation au second degr&#233;. Les premiers de liste ont vocation &#224; repr&#233;senter leurs &#233;lecteurs au sein des communaut&#233;s. Je ne con&#231;ois pas qu'on puisse dissocier fiscalit&#233; intercommunale et suffrage universel.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Comment expliquez-vous l'app&#233;tence de nos concitoyens pour la d&#233;mocratie de proximit&#233; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Les Fran&#231;ais se sentent aujourd'hui flou&#233;s et isol&#233;s. La mondialisation, le capitalisme financier, la crise&#8230; Beaucoup de choses semblent subitement leur &#233;chapper. Dans ces conditions, tout ce qui peut contribuer &#224; les rapprocher du processus de d&#233;cision est de nature &#224; les rassurer. Surtout &#224; l'heure o&#249; la droite se plait &#224; exploiter les peurs.
&lt;br /&gt;Ceci suffit &#224; expliquer le regain d'int&#233;r&#234;t des administr&#233;s pour les &#233;lus de proximit&#233; et la fonction de maire dont le mandat transcende, la plupart du temps, le jeu de l'alternance politique. Si les socialistes r&#233;ussissent bien localement, c'est qu'ils ont d&#233;montr&#233; leur capacit&#233; &#224; pr&#233;server l'environnement et le cadre de vie, sans pour autant n&#233;gliger l'action sociale et le tissu &#233;conomique qui figurent au c&#339;ur de leurs priorit&#233;s. Les politiques qu'ils m&#232;nent sont justes et efficaces, ce qui ne manquera pas de nous conforter en pr&#233;vision de 2012. &lt;br /&gt;C'est dans ce formidable terreau que se forge la r&#233;novation. Sortons une bonne fois pour toutes de l'image st&#233;r&#233;otyp&#233;e de notables inamovibles, r&#233;&#233;lus &#224; vie sur la seule foi de leur profil. La politique a chang&#233;. &#192; charge pour nous de d&#233;montrer que nous incarnons le renouvellement, sous toutes ses formes !
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis pas Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La loi du 27 f&#233;vrier 2002 relative &#224; la d&#233;mocratie de proximit&#233;, dite loi Vaillant, cr&#233;e notamment des quartiers de participation, nouveaux territoires politiques &#224; construire. Elle consacre l'irruption d'un nouvel acteur, l'habitant, voire l'usager. Elle constitue donc une recomposition du syst&#232;me local en touchant la configuration territoriale et l'attribution des pouvoirs. Elle cr&#233;e le quartier d&#233;fini par et pour le gouvernement de la ville. Concr&#232;tement, il s'agit de r&#233;organiser l'espace pour modifier les relations sociales et politiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Blum, ou l'&#233;ternel retour</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B.TRANCHANT</dc:creator>

<category domain="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25">Interviews</category>


		<description>Cette ann&#233;e, nous f&#234;tons le soixanti&#232;me anniversaire de la disparition de L&#233;on Blum.

-
&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Au lendemain de la guerre, L&#233;on Blum (1872-1950) se lance &#224; corps perdu dans un travail de r&#233;flexion, avant d'h&#233;riter, &#224; la fin de l'ann&#233;e 1946, de la pr&#233;sidence du gouvernement provisoire et de se retirer serein et apais&#233;. L'analyse de Jean-Marcel Bichat, d&#233;l&#233;gu&#233; national en charge de l'Histoire, aupr&#232;s du Premier secr&#233;taire.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Comment L&#233;on Blum vit-il son retour de captivit&#233;, en mai 1945 ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Il reprend les principaux th&#232;mes de &#192; l'&#233;chelle humaine, sa derni&#232;re grande &#339;uvre &#233;crite en prison, de f&#233;vrier 1941 au printemps 1942. C'est un travail de r&#233;flexion sur la d&#233;faite, une certaine autocritique et un appel &#224; la r&#233;forme intellectuelle et morale. Blum continue de voir dans le socialisme une religion, une sagesse, une vertu. Il est convaincu de la n&#233;cessit&#233; de revenir &#224; l'apostolat, la conqu&#234;te spirituelle, la puret&#233; de son inspiration primitive. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quand prononce-t-il son premier discours d'apr&#232;s-guerre ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Le 20 mai 1945, lors d'une conf&#233;rence des secr&#233;taires des f&#233;d&#233;rations socialistes, quelques jours seulement apr&#232;s les &#233;lections municipales plac&#233;es sous le signe d'une alliance de Front populaire. Les socialistes ont enregistr&#233; d'importants succ&#232;s et l'atmosph&#232;re est &#224; l'euphorie. Blum d&#233;clare : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Je l'ai dit dans le premier article que j'ai publi&#233; dans le Populaire, jamais nous n'attacherons trop d'importance &#224; l'assainissement moral de ce pays. Depuis huit jours que j'ai touch&#233; &#224; nouveau le sol de la France, j'avoue que je suis plein de d&#233;ceptions et de soucis &#224; cet &#233;gard. Je ne trouve pas ce que j'attendais. J'attendais quelque chose qui f&#251;t, &#224; la fois &#233;pur&#233; tremp&#233; et, sous bien des rapports, j'ai l'impression de me retrouver au milieu d'un pays, comment dire, corrompu. Je n'ai pas le sentiment que la France ait encore retrouv&#233; sa vie normale. Je n'ai pas le sentiment qu'aucune des fonctions vitales du pays ait encore retrouv&#233; sa forme normale&lt;/i&gt; &#187;.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le socialisme humaniste de Blum ne fait pourtant pas l'unanimit&#233; dans le parti. Il est m&#234;me mis en accusation&#8230;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; Selon ses d&#233;tracteurs, l'abandon de la doctrine aurait en effet entra&#238;n&#233; l'affaiblissement de la SFIO face au PC et les d&#233;convenues &#233;lectorales d'octobre 1945 et de juin 1946. En 1946, comme avant la guerre, l'influence de Blum &#224; l'int&#233;rieur du parti est minime. Il b&#233;n&#233;ficie toujours d'une autorit&#233; intellectuelle et morale, du prestige suppl&#233;mentaire que lui conf&#232;re sa captivit&#233;, mais il n'a pas l'appareil en main. Au Congr&#232;s national d'ao&#251;t 1946, le rapport moral du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, Daniel Mayer, qui passait pour &#234;tre son homme de confiance et qui avait organis&#233; la SFIO clandestine, pendant la guerre, est repouss&#233; par une large majorit&#233;. D&#232;s lors, Daniel Mayer est remplac&#233; par Guy Mollet qui repr&#233;sente la gauche et l'extr&#234;me gauche du parti.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;S'ensuit la nomination de Blum &#224; la pr&#233;sidence du gouvernement provisoire&#8230;&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Il n'occupera ce poste que bri&#232;vement, fin 1946, avant l'instauration de la IVe R&#233;publique et l'arriv&#233;e, &#224; la pr&#233;sidence, de son ami Vincent Auriol. Mais, apr&#232;s sa d&#233;faite au congr&#232;s, il quitte toutes ses fonctions, &#224; l'exception de celle qu'il occupe au Populaire o&#249; il continue d'&#233;crire des articles, de Jouy-en-Josas o&#249; il s'est retir&#233; et o&#249; il meurt, le 30 mars 1950. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Comment vit-il la fin de son existence ? &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Les t&#233;moignages d&#233;crivent un homme serein, apais&#233;, heureux. Julien Cain, qui sera administrateur g&#233;n&#233;ral de la Biblioth&#232;que nationale, directeur g&#233;n&#233;ral des biblioth&#232;ques et pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; des amis de L&#233;on Blum, nous a laiss&#233; ce portrait &#233;mouvant : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Une des derni&#232;res fois qu'il me fut donn&#233; de voir L&#233;on Blum, dans cette pi&#232;ce douce et studieuse qui s'ouvrait sur une large bande de ciel au-dessus d'un jardin solitaire, il me dit en riant&lt;/i&gt; : &#171; Je travaille depuis 75 ans, il est vraiment temps que je me repose &#187;. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Il avait pr&#232;s de 78 ans et avait su lire &#224; 2 ans. Se reposer, c'eut &#233;t&#233; rouvrir des livres, reprendre les M&#233;moires de Madame du Deffand (&#8230;), se replonger dans ce dix-huiti&#232;me si&#232;cle dont il savait qu'il commence avec Saint-Simon et qu'il finit avec Stendhal, et dont nul mieux que lui n'avait subi et sond&#233; la profondeur v&#233;ritable&lt;/i&gt;. &#187;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Le projet socialiste en perspective</title>
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		<description>Au fil des &#233;lections pr&#233;sidentielles, les projets socialistes empruntent &#224; diff&#233;rents registres. Avec l'ambition, sans cesse r&#233;affirm&#233;e, de combattre l'id&#233;ologie lib&#233;rale, au profit d'une transformation radicale de la soci&#233;t&#233;. L'analyse d'Alain Bergounioux, historien et conseiller aupr&#232;s de la Premi&#232;re secr&#233;taire. &lt;br /&gt;Les projets socialistes ont en commun de combattre l'id&#233;ologie capitaliste au nom d'une transformation radicale de la soci&#233;t&#233;. Cet id&#233;al de &#171; rupture &#187; a-t-il cours d&#232;s 1980 ? &lt;br /&gt;Oui. Le texte de 1980 (...)


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&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Au fil des &#233;lections pr&#233;sidentielles, les projets socialistes empruntent &#224; diff&#233;rents registres. Avec l'ambition, sans cesse r&#233;affirm&#233;e, de combattre l'id&#233;ologie lib&#233;rale, au profit d'une transformation radicale de la soci&#233;t&#233;. L'analyse d'Alain Bergounioux, historien et conseiller aupr&#232;s de la Premi&#232;re secr&#233;taire.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les projets socialistes ont en commun de combattre l'id&#233;ologie capitaliste au nom d'une transformation radicale de la soci&#233;t&#233;. Cet id&#233;al de &#171; rupture &#187; a-t-il cours d&#232;s 1980 ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. Le texte de 1980 reprend la structure du programme de 1972, &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Changer la vie&lt;/i&gt; &#187;, pour les propositions. Mais son originalit&#233; est de mener un double combat id&#233;ologique contre la soci&#233;t&#233; du &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;lib&#233;ralisme avanc&#233;&lt;/i&gt; &#187; d&#233;fendu par Giscard et la &#171; deuxi&#232;me gauche &#187;, accus&#233;e de c&#233;der le pas &#224; l'id&#233;ologie lib&#233;rale. La premi&#232;re partie, &#171; Comprendre &#187;, rev&#234;t donc une grande importance. Elle reprend les termes du Congr&#232;s de Metz marqu&#233; par la confrontation id&#233;ologique, strat&#233;gique et personnelle entre Fran&#231;ois Mitterrand et Michel Rocard. &lt;br /&gt;Ce texte est structur&#233; par une analyse marxiste de &#171; la crise du capitalisme &#187; dont la baisse du taux de profit entra&#238;ne la g&#233;n&#233;ralisation du ch&#244;mage pour peser sur les salaires, la fermeture des capacit&#233;s de production, la recherche d'espaces nouveaux, l'utilisation des technologies de l'information et de la communication&#8230; L'ambition d'une &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;transformation socialiste de la soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt; &#187; doit passer alors par une &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;rupture avec le capitalisme&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le cas de figure de 1988 est totalement diff&#233;rent&#8230;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. La premi&#232;re cohabitation, men&#233;e de main de ma&#238;tre par Fran&#231;ois Mitterrand, alors que la droite mettait en &#339;uvre une politique lib&#233;rale inspir&#233;e de l'Angleterre thatch&#233;rienne, l'a rapidement replac&#233; en position favorable. Le Projet que le Parti &#233;labore alors, intitul&#233; &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Propositions pour la France&lt;/i&gt; &#187;, est tout empreint de la volont&#233; de tirer les le&#231;ons de la p&#233;riode &#233;coul&#233;e. La notion de &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;nouvel &#233;quilibre&lt;/i&gt; &#187; en est l'id&#233;e directrice. Face au lib&#233;ralisme, il entend faire na&#238;tre de nouveaux &#233;quilibres dans une soci&#233;t&#233; composite, organiser des relations nouvelles entre individus et &#201;tat, libert&#233;s et institutions, initiative priv&#233;e et intervention publique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La situation du d&#233;bat des ann&#233;es 1990 est plus confuse. Comment expliquez-vous cette &#233;volution ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Sous le titre &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nouvel Horizon&lt;/i&gt; &#187;, le Projet se fixe alors pour objectif de renouveler la pens&#233;e d'un parti de gouvernement apr&#232;s l'effondrement du communisme et au moment o&#249; la mondialisation s'impose. Pour ce faire, il fonde le socialisme sur des valeurs, en leur donnant principalement un caract&#232;re &#233;thique, d&#233;finit un &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;rapport critique&lt;/i&gt; &#187; avec le capitalisme, promeut une r&#233;flexion &#233;cologique, avance de nouvelles r&#233;gulations et fait de la d&#233;mocratie le principe m&#234;me de l'action politique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ce projet ne marque cependant pas un r&#233;el tournant id&#233;ologique&#8230;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Absolument. La crise du Parti s'aggrave en 1993, avec une d&#233;faite &#233;lectorale qui n'a aucune commune mesure avec celle de 1986, et les conflits internes qui virent se succ&#233;der, deux ann&#233;es durant, quatre Premiers secr&#233;taires&#8230; La motion majoritaire du Congr&#232;s de Li&#233;vin, &#224; l'automne 1994, r&#233;cuse toute filiation avec le texte de 1991. Mais le Parti n'a pas le temps d'&#233;laborer un projet sp&#233;cifique pour l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 1995. Lionel Jospin, le candidat &#233;lu par les militants, &#233;labore son Projet, d&#233;nomm&#233; sobrement &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Propositions pour la France&lt;/i&gt; &#187;, dont la structure &#233;voque davantage le Projet de 1988 que celui de 1991. La difficult&#233; est d'ouvrir sur une autre p&#233;riode, sans pour autant remettre en cause les grands traits de ce qui a pr&#233;c&#233;d&#233;. Ce projet reprend donc l'essentiel des th&#233;matiques d&#233;finies depuis la fin des ann&#233;es 1980, sans tenter d'explorer les voies sugg&#233;r&#233;es par le Projet de 1991.
&lt;br /&gt;En 2002, Lionel Jospin pr&#233;sente ses orientations, sous le titre &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Je m'engage&lt;/i&gt; &#187;. Les mesures avanc&#233;es s'inscrivent dans la suite des politiques gouvernementales men&#233;es depuis 1997. La notion de &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;sider autrement&lt;/i&gt; &#187; commande la tonalit&#233; du Projet. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Je place l'esprit de responsabilit&#233; au c&#339;ur de ma d&#233;marche, indique-t-il alors dans sa pr&#233;face. La responsabilit&#233; doit &#234;tre r&#233;habilit&#233;e dans l'&#201;tat : il faut notamment redonner &#224; la fonction pr&#233;sidentielle, autorit&#233; et cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une chance &#224; saisir&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;21 avril 2002. Un v&#233;ritable coup de tonnerre vient de s'abattre sur le pays. La France vit alors une crise d'identit&#233;, comme elle en a rarement connu dans le pass&#233;. Et c'est Lionel Jospin, candidat socialiste &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, qui en fait les frais. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Fran&#231;ais vivent mal la mutation qu'entra&#238;ne, depuis trois d&#233;cennies, la mondialisation&lt;/i&gt;, constate Alain Bergounioux. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ils n'arrivent pas &#224; se projeter dans l'avenir. Les anciennes r&#233;gulations d&#233;finies et mises en &#339;uvre dans le cadre des &#201;tats nationaux ne sont plus suffisantes, les nouvelles peinent &#224; voir le jour. Ils assistent, impuissants, &#224; l'accroissement des in&#233;galit&#233;s qui font courir le risque d'une rupture des solidarit&#233;s fondamentales&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;Sept ans apr&#232;s cet &#233;pisode dramatique, la r&#233;cession bat son plein. &#171; D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'imaginer un autre mod&#232;le de d&#233;veloppement, confie l'historien. Notre travail ne peut se limiter &#224; un simple toilettage. Il nous faut tenir compte des &#233;quilibres &#233;cologiques et imaginer un type de d&#233;veloppement conciliant cr&#233;ations de richesses, solidarit&#233; sociale et reconversion des modes de consommation, au profit d'une soci&#233;t&#233; moins dispendieuse &#187;. De cette n&#233;cessit&#233; peut sortir une chance pour les socialistes.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;B.T.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Un autre regard sur l'allongement de la vie</title>
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		<description>Le Parti socialiste vient de consacrer trois forums &#224; l'Allongement de la vie &#224; Bordeaux, Rouen et Bourgoin-Jallieu. L'analyse de Charlotte Brun, Secr&#233;taire nationale en charge des Personnes &#226;g&#233;es, du handicap et des d&#233;pendances. &lt;br /&gt;Le Parti socialiste vient de consacrer trois forums &#224; l'allongement de la vie. Quels &#233;taient les objectifs de ces &#233;changes ? &lt;br /&gt;Ces premiers forums de l'&#226;ge ont vocation &#224; circuler dans nos r&#233;gions. &#192; l'heure o&#249; l'allongement de la vie appara&#238;t comme un enjeu crucial pour notre (...)


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&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Le Parti socialiste vient de consacrer trois forums &#224; l'Allongement de la vie &#224; Bordeaux, Rouen et Bourgoin-Jallieu. L'analyse de Charlotte Brun, Secr&#233;taire nationale en charge des Personnes &#226;g&#233;es, du handicap et des d&#233;pendances.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Parti socialiste vient de consacrer trois forums &#224; l'allongement de la vie. Quels &#233;taient les objectifs de ces &#233;changes ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Ces premiers forums de l'&#226;ge ont vocation &#224; circuler dans nos r&#233;gions. &#192; l'heure o&#249; l'allongement de la vie appara&#238;t comme un enjeu crucial pour notre soci&#233;t&#233;, notre projet de soci&#233;t&#233; doit tenir compte de cette donn&#233;e d&#233;mographique fondamentale. Il impose donc un changement de regard sur l'am&#233;nagement du territoire, la politique de la ville, le logement, l'acc&#232;s &#224; la culture, la pratique du sport&#8230; Il s'agit d'une donn&#233;e d&#233;mographique &#171; heureuse &#187;. Pour que vieillir soit une chance, notre projet de soci&#233;t&#233; doit en faire un de ses fondements principaux. D'o&#249; l'id&#233;e d'organiser trois forums &#224; Bordeaux, Rouen et Bourgoin-Jaillieu qui ont vocation &#224; croiser les regards de militants, de professionnels, de d&#233;mographes, de chercheurs et de sociologues avec les militants. Ils ont rencontr&#233; un vif succ&#232;s aupr&#232;s d'un large public qui est parfaitement conscient des enjeux qui y sont li&#233;s. &#192; commencer par la question de l'&#233;volution de la protection sociale.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les participants de ces forums se disent, par ailleurs, convaincus que le troisi&#232;me &#226;ge est une chance pour la soci&#233;t&#233; et qu'il existe un v&#233;ritable enjeu interg&#233;n&#233;rationnel autour du &#171; mieux vivre &#187; ensemble&#8230;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. Ce qui suppose tr&#232;s clairement d'ouvrir une vraie r&#233;flexion sur la question du Cinqui&#232;me risque [&lt;a href=&quot;https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/#nb6-1&quot; name=&quot;nh6-1&quot; id=&quot;nh6-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Le Cinqui&#232;me risque est un nouveau champ de la protection sociale. C&amp;#39;est (...)' &gt;1&lt;/a&gt;] et de la perte d'autonomie. Les participants des forums ont d'ailleurs souhait&#233; que le Parti se penche sur le probl&#232;me de la solidarit&#233; nationale et de l'&#233;volution de la protection sociale. Il s'agit de savoir comment la perte d'autonomie pourra &#234;tre mieux couverte &#224; l'avenir par le biais de l'expression de la solidarit&#233; nationale.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Comment ces forums territoriaux peuvent-ils s'inscrire dans le cadre de l'&#233;laboration du projet socialiste pour 2012 ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&#192; l'heure o&#249; Martine Aubry a entrepris son Tour de France du projet, il est de la responsabilit&#233; des secr&#233;taires nationaux de formuler des propositions issues de d&#233;bats participatifs associant militants, chercheurs, professionnels, syndicalistes ou associations. Pour ce qui nous concerne, nous souhaitons poursuivre les &#233;changes organis&#233;s dans le cadre des forums en lan&#231;ant des auditions sur le Cinqui&#232;me risque. Nos propositions seront d'autant plus pertinentes qu'elles auront &#233;t&#233; &#233;labor&#233;es en partenariat avec tous les acteurs du secteur. Il ne s'agit pas tant de mettre en d&#233;bat des propositions, que de construire ensemble pour demain.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;
_&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/#nh6-1&quot; name=&quot;nb6-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Le Cinqui&#232;me risque est un nouveau champ de la protection sociale. C'est une branche qui s'ajouterait &#224; celles qui couvrent la maladie, la famille, les accidents du travail et les retraites. Il est &#233;galement connu sous le nom de &#171; risque d&#233;pendance &#187; ou de &#171; risque perte d'autonomie &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>&#171; Aller plus loin dans l'accompagnement des jeunes &#187;</title>
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<category domain="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25">Interviews</category>


		<description>&#192; quelques mois des &#233;lections r&#233;gionales, Antoine D&#233;tourn&#233;, pr&#233;sident du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), et Jean-Louis Bianco, plac&#233; &#224; la t&#234;te d'un collectif en charge de l'&#233;laboration du projet socialiste, reviennent sur les politiques conduites par les r&#233;gions socialistes en direction des jeunes. &lt;br /&gt;Quel bilan tirez-vous des politiques mises en &#339;uvre par les r&#233;gions socialistes en direction de la jeunesse ? &lt;br /&gt;Antoine D&#233;tourn&#233; : Nos r&#233;gions ont pris l'exact contre-pied de la droite qui d&#233;laisse le (...)


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&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&#192; quelques mois des &#233;lections r&#233;gionales, Antoine D&#233;tourn&#233;, pr&#233;sident du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), et Jean-Louis Bianco, plac&#233; &#224; la t&#234;te d'un collectif en charge de l'&#233;laboration du projet socialiste, reviennent sur les politiques conduites par les r&#233;gions socialistes en direction des jeunes.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quel bilan tirez-vous des politiques mises en &#339;uvre par les r&#233;gions socialistes en direction de la jeunesse ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Antoine D&#233;tourn&#233; :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nos r&#233;gions ont pris l'exact contre-pied de la droite qui d&#233;laisse le quotidien et sacrifie l'avenir. Elles s'efforcent d'accompagner les jeunes dans le domaine &#233;ducatif, en investissant massivement dans les lyc&#233;es, le tissu associatif et les transports. Elles les aident enfin &#224; affirmer pleinement leur autonomie.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Louis Bianco :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Elles s'emploient &#224; r&#233;parer, autant qu'elles le peuvent, les d&#233;g&#226;ts provoqu&#233;s par la politique gouvernementale, tout en pr&#233;parant l'avenir. Pour la jeunesse, bien s&#251;r, mais aussi pour l'ensemble de nos concitoyens&lt;/i&gt;.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ces politiques peuvent-elles servir de contrepoids aux mesures gouvernementales ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;J-L. B. :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Oui. Le gouvernement supprime des postes dans l'&#201;ducation nationale quand les r&#233;gions modernisent les lyc&#233;es et recrutent des TOS* pour assumer les responsabilit&#233;s qui leur ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;es par l'&#201;tat, sans les moyens qui vont avec.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;A.D. :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Globalement, on voit bien que les r&#233;gions avancent et que le gouvernement fait le maximum pour r&#233;fr&#233;ner leurs ardeurs. Elles montrent, par leur action aupr&#232;s des jeunes, &#224; quel point la droite est d&#233;pass&#233;e sur ces questions.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De quels leviers disposent-elles pour soutenir les jeunes dans leurs efforts de formation et d'enseignement sup&#233;rieur ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;J-L. B. :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Toutes les &#233;tudes montrent que les r&#233;gions pilot&#233;es par des &#233;lus socialistes sont parfaitement g&#233;r&#233;es. La droite se livre donc &#224; un mauvais proc&#232;s en les accusant d'alourdir l'imp&#244;t. Ces hausses sont in&#233;luctables en raison de transferts de charges non compens&#233;s. Sans compter qu'&#224; ce jour, la R&#233;gion qui a eu la main la plus lourde fiscalement est sans contestation possible l'Alsace, dirig&#233;e par l'UMP.&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;A.D. :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Aux petits coups de pouce gouvernementaux &#224; vis&#233;e &#233;lectoraliste, les r&#233;gions opposent des politiques globales. Elles participent ainsi au financement de l'enseignement sup&#233;rieur et m&#232;nent des actions cibl&#233;es en faveur de l'emploi. Lorsqu'elles investissent dans le domaine du transport ou du service public, elles favorisent la mobilit&#233;. Quand elles agissent pour la formation professionnelle, elles aident les demandeurs &#224; s'ins&#233;rer durablement dans la vie active.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'exp&#233;rience des emplois-tremplins vous para&#238;t-elle concluante ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;A.D. :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Oui, dans la mesure o&#249; de nombreux jeunes ont trouv&#233; un stage &#224; la hauteur de leurs attentes. Quand la droite laisse les 18-25 ans au bord de la route, les pr&#233;sidents de r&#233;gions font le pari de la qualification, en misant sur un service public efficace et innovant.&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;J-L. B. :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ce n'est pas rien, compte tenu de l'&#233;tat de d&#233;sespoir dans lequel se trouvent de nombreuses familles. Je pr&#233;senterai des propositions lors du Conseil national du 12 d&#233;cembre, en pr&#233;vision des &#233;lections. L'une d'elles devra porter sur la S&#233;curit&#233; sociale professionnelle, exp&#233;riment&#233;e dans nos r&#233;gions, une autre sur le parcours emploi/formation qui figurera au rang des priorit&#233;s de la prochaine mandature. Nous devons aller plus loin dans l'accompagnement des jeunes. En faire une priorit&#233;.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles seront les principales composantes du projet que vous appelez de vos v&#339;ux ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;J-L. B. :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;C'est un peu t&#244;t pour le dire. Ce qui est s&#251;r, c'est qu'il nous faudra r&#233;affirmer une ligne politique claire et des valeurs, en signalant haut et fort que nos r&#233;gions pr&#233;parent l'avenir, qu'elles se battent pour l'emploi, qu'elles se pr&#233;occupent de la jeunesse, qu'elles forment des territoires de solidarit&#233; et qu'elles d&#233;fendent les services publics, en prenant part aux luttes men&#233;es par le mouvement social, les syndicats et les usagers contre la d&#233;sertification du territoire.
&lt;br /&gt;Nous adopterons ensuite des mesures qui serviront de socle commun &#224; nos r&#233;gions. Elles formeront l'axe de notre proje&lt;/i&gt;t.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;forme territoriale ne risque-t-elle pas de fragiliser l'&#233;difice r&#233;gional ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;J-L. B. :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cette r&#233;forme est totalement d&#233;magogique. Sur 500 000 &#233;lus, une large majorit&#233; se compose de maires, d'adjoints et de conseillers municipaux qui ne per&#231;oivent aucune indemnit&#233;. Sans compter que les 6 000 conseillers qui composent les assembl&#233;es r&#233;gionales et d&#233;partementales se situent en dessous de la moyenne europ&#233;enne. Avec les conseillers territoriaux, le gouvernement cr&#233;e donc un &#234;tre hybride dont on ne sait au juste comment il pourra fonctionner.&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;A.D :&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cette r&#233;forme t&#233;moigne d'une perception de la France vue de Neuilly-sur-Seine, m&#233;prisante pour nos territoires. Au-del&#224; de cette tentative de manipulation &#233;lectorale, la clause de comp&#233;tences g&#233;n&#233;rales est clairement remise en cause. Celle-l&#224; m&#234;me qui permet aux r&#233;gions d'agir efficacement pour la sant&#233;, l'environnement ou les services publics, dans l'int&#233;r&#234;t de nos concitoyens. Il s'agit d'une mise au pas inqui&#233;tante qu'il nous faudra combattre par la preuve et l'exemple.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;*&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; personnels techniciens, ouvriers et de services (TOS)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>&#171; Jaur&#232;s, t&#233;moin de l'unit&#233; socialiste &#187;</title>
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		<description>Il aurait eu 150 ans cette ann&#233;e. Journaliste, enseignant, historien et parlementaire hors norme, Jean Jaur&#232;s reste dans tous les esprits la figure embl&#233;matique du Parti socialiste. Promoteur de la la&#239;cit&#233; et de la R&#233;publique sociale, il paya de sa vie son combat pour la paix. Un entretien avec l'historien Gilles Candar, pr&#233;sident des &#201;tudes jaur&#233;siennes. &lt;br /&gt;Comment Jaur&#232;s a-t-il concouru &#224; l'unit&#233; socialiste ? &lt;br /&gt;Il a voulu l'unit&#233; socialiste, r&#233;alis&#233;e en 1905. Il s'est battu pour elle et il a fait des (...)


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&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/IMG/arton152.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;140&quot; height=&quot;186&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Il aurait eu 150 ans cette ann&#233;e. Journaliste, enseignant, historien et parlementaire hors norme, &lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;Jean Jaur&#232;s&lt;/font&gt; reste dans tous les esprits la figure embl&#233;matique du Parti socialiste. Promoteur de la la&#239;cit&#233; et de la R&#233;publique sociale, il paya de sa vie son combat pour la paix. Un entretien avec &lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;l'historien Gilles Candar, pr&#233;sident des &#201;tudes jaur&#233;siennes&lt;/font&gt;.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Comment Jaur&#232;s a-t-il concouru &#224; l'unit&#233; socialiste ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/font&gt;
&lt;br /&gt;Il a voulu l'unit&#233; socialiste, r&#233;alis&#233;e en 1905. Il s'est battu pour elle et il a fait des sacrifices pour la maintenir. Brillant intellectuel, d&#233;put&#233; influent, il s'est convaincu de l'insuffisance de l'action individuelle ou morcel&#233;e. Passionn&#233; de libert&#233;, fier et ind&#233;pendant, il en vient &#224; penser que la transformation de la soci&#233;t&#233;, les grands combats politiques n&#233;cessaires r&#233;clament une force organis&#233;e, donc un &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;parti socialiste&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; &#187;. Il n'y abdique pas sa pens&#233;e et son intelligence, pas m&#234;me des ambitions qui ne sont pas m&#233;diocres, mais comprend qu'elles ont d'autant plus de port&#233;e qu'elles s'exercent dans un cadre collectif.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La recherche du bien public, de la moralit&#233; et de la paix n'est-elle pas la caract&#233;ristique essentielle de sa pens&#233;e ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; &lt;/font&gt;
&lt;br /&gt;Sans doute, mais Jaur&#232;s n'est pas un nouveau P&#232;re No&#235;l. C'est un homme jeune (il meurt &#224; 54 ans&#8230;), combatif et militant, dont les choix sont souvent minoritaires. Rappelons qu'il s'est battu deux fois en duel et qu'il a affront&#233; les forces de l'ordre dans des manifestations pour le moins vigoureuses. Et chacun se souvient qu'il a fini assassin&#233;. De son temps, les socialistes repr&#233;sentent de 5 &#224; 17 % des suffrages&#8230; Et &#224; l'int&#233;rieur de la famille socialiste, avant comme apr&#232;s l'unit&#233;, ses choix sont discut&#233;s, les pol&#233;miques sont vives, davantage encore qu'aujourd'hui ! Jaur&#232;s se bat, m&#234;me contre l'opinion. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut savoir d&#233;penser sa popularit&#233;&lt;/i&gt; &#187; dit-il un jour&#8230; Il n'est pas obs&#233;d&#233; par le succ&#232;s passager, mais cherche la coh&#233;rence et le long terme. Ce qu'il veut au fond ? Il dira un jour (1904), dans une formule qu'il faudrait commenter et pr&#233;ciser : une humanit&#233; sans dieu, ni roi, ni patron. C'est placer la barre assez haut !
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Comment Jaur&#232;s imaginait-il le principe de transformation sociale ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/font&gt;
&lt;br /&gt;Jaur&#232;s a d'abord &#233;t&#233; un r&#233;publicain confront&#233; aux blocages pour r&#233;former la soci&#233;t&#233; : les lois sociales (s&#233;curit&#233; des mineurs, journ&#233;e de dix heures - six jours sur sept -, premi&#232;res et fort timides retraites, etc.) mettent des d&#233;cennies &#224; &#234;tre vot&#233;es. Pour que l'humanit&#233; soit fraternelle, il devient socialiste, donc partisan d'une propri&#233;t&#233; sociale des outils de production. Il n'est pas &#233;tatiste. Il veut une diversit&#233; des formes de la propri&#233;t&#233; sociale, de l'initiative, des contradictions et de la d&#233;mocratie au sein de cette propri&#233;t&#233; sociale, ce dont le XXe si&#232;cle a montr&#233; la difficult&#233;&#8230; L'essentiel est de casser l'individualisme dominant d'une soci&#233;t&#233; bourgeoise qui ne conna&#238;t quasiment pas de redistribution, de protection sociale ou de solidarit&#233; collective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;En quoi l'&#339;uvre de Jaur&#232;s peut-elle nous aider &#224; comprendre notre &#233;poque ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/font&gt;
&lt;br /&gt;Il y eut le temps du culte jaur&#233;sien &#8230; Jaur&#232;s avait voulu sauver la paix, il &#233;tait le t&#233;moin d'une &#233;poque regrett&#233;e, celle de l'unit&#233; socialiste et de la confiance dans le progr&#232;s. Aujourd'hui, ce monde s'&#233;loigne, mais il est de plus en plus lu. Ses &#338;uvres paraissent chez Fayard : le tome 1 des Ann&#233;es de jeunesse 1876-1889 vient de sortir, apr&#232;s quatre autres volumes. Les douze autres tomes para&#238;tront r&#233;guli&#232;rement. Il existe aussi une foule d'&#233;ditions partielles, dont r&#233;cemment celle de La D&#233;p&#234;che &#224; Toulouse (R&#233;my Pech)&#8230; &lt;br /&gt;Jaur&#232;s est un homme de principes, qui ne se perd pas dans la gestion du pr&#233;sent, mais ce n'est pas non plus un dogmatique. Il r&#233;fl&#233;chit, il parle, certes, et admirablement !, mais il sait se taire, &#233;couter. Il voit une R&#233;publique gripp&#233;e, domin&#233;e par le monde des affaires, une soci&#233;t&#233; divis&#233;e, en butte aux effets de la premi&#232;re mondialisation. Sa modernit&#233; n'est pas seulement dans ses propositions, mais aussi dans sa m&#233;thode ouverte, en constante &#233;volution. Jaur&#232;s pense &#224; la fois haut et loin et le tout proche. Il est &#224; l'aise sur les diff&#233;rentes &#233;chelles de notre vie : il ne pense pas seulement l'&#233;chelon national, comme nombre de politiques, mais aussi bien le mondial, l'international, que le local et le terroir. Il ne se limite pas au temps imm&#233;diat sans se perdre dans celui des Grands Lendemains esp&#233;r&#233;s. C'est un socialiste pour une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique, complexe et en crise, un humaniste, auquel ne reste &#233;tranger nul probl&#232;me humain. Sa m&#233;thode de r&#233;flexion, sa passion de la libert&#233; comme principe politique et social, sa qu&#234;te d'une fraternit&#233; r&#233;elle interpellent et peuvent encore inspirer la gauche du XXIe si&#232;cle.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;Le quaranti&#232;me anniversaire de l'OURS&lt;/font&gt;</title>
		<link>https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?article150</link>
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		<dc:date>2009-09-02T10:28:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B.TRANCHANT</dc:creator>

<category domain="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25">Interviews</category>


		<description>&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;
&lt;/font&gt;

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&lt;a href="https://ps-chevilly.org/spip.php/local/cache-vignettes/L440xH294/IMG/swf/IMG/pdf/ecrire/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Cr&#233;&#233; en 1969, pr&#233;sid&#233; par Alain Bergounioux, l'&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;OURS&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; (Office universitaire de recherche socialiste) est solidement install&#233; dans le paysage socialiste fran&#231;ais, par la qualit&#233; de ses travaux, la richesse in&#233;gal&#233;e de sa biblioth&#232;que et de ses fonds d'archives, et les r&#233;seaux qu'il entretient &#224; travers la France, entre monde militant et milieux universitaires. Rencontre avec Denis Lefebvre, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Office.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles sont les origines et la philosophie de l'&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;OURS&lt;/font&gt; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;L'Office a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1969 par Guy Mollet et quelques camarades et amis, qui entendaient pr&#233;parer l'avenir, alors que le mouvement socialiste &#233;tait en crise, en lan&#231;ant une &#233;cole de formation destin&#233;e aux militants et cadres socialistes. D&#232;s le d&#233;but, ils ont veill&#233; &#224; ce que cette initiative soit d'inspiration socialiste, sous la forme d'une association r&#233;gie par la loi de 1901, mais non li&#233;e au Parti. Cette notion est importante, et son application au quotidien, au fil des d&#233;cennies, nous a permis de traverser ces d&#233;cennies parfois rudes &#224; vivre pour l'organisation politique qui est la n&#244;tre.
&lt;br /&gt;Socialistes, nous le sommes bien s&#251;r, mais nous nous interdisons toute action politique, toute prise de position politique. Le &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Manifeste&lt;/i&gt; &#187; que nous avons publi&#233; en 1969 pr&#233;cise notre d&#233;marche, quand nous appelons &#224; nous rejoindre &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ceux qui aspirent &#224; la r&#233;flexion au-del&#224; des p&#233;rip&#233;ties de la lutte quotidienne, ceux qui ressentent profond&#233;ment la n&#233;cessit&#233; d'ajouter un maillon suppl&#233;mentaire &#224; la longue cha&#238;ne de l'&#233;tude socialiste, ceux qui sont persuad&#233;s que la force des id&#233;es est garantie par l'approfondissement qu'on en fait&lt;/i&gt; &#187;. Tout est l&#224;.
&lt;br /&gt;C'est sur ces bases que nous vivons depuis quarante ans ! C'est avec cette ambition et cet &#233;tat d'esprit que nous rejoignent au quotidien des femmes et des hommes, encart&#233;s ou pas, mais en socialistes, avec la volont&#233; de travailler en profondeur.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quel est le travail au quotidien des animateurs de l'&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;OURS&lt;/font&gt; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Il est multiple et vari&#233;&#8230; Je retiendrai deux points particuliers. Nos publications, tout d'abord. Nous &#233;ditons, sous diff&#233;rentes formes depuis 1969, un journal mensuel et une revue aujourd'hui semestrielle. Le mensuel, publi&#233; sur huit pages est consacr&#233; &#224; la critique litt&#233;raire, culturelle et artistique. Depuis cette ann&#233;e, nous y ajoutons des suppl&#233;ments th&#233;matiques de quatre pages intitul&#233;s &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Droits d'inventaires&lt;/i&gt; &#187;. Dans le premier, nous avons &#233;voqu&#233; &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les socialistes et les libert&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, dans le deuxi&#232;me &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La gauche face &#224; l'histoire&lt;/i&gt; &#187;, avec des articles de Marie-Pierre de la Gontrie, Aur&#233;lie Filippetti, Lionel Jospin, Jean-Jacques Urvoas, Vincent Duclert&#8230;
Notre revue, recherche socialiste, est ax&#233;e autour de dossiers th&#233;matiques. Les derniers th&#232;mes trait&#233;s sont les suivants : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;1958-2008 : les socialistes et la Ve R&#233;publique&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Socialistes fran&#231;ais et travaillistes britanniques dans la construction europ&#233;enne&lt;/i&gt; &#187;. Le premier num&#233;ro de 2009 a &#233;t&#233; consacr&#233; aux transformations du militantisme socialiste.
&lt;br /&gt;Nos activit&#233;s dans le domaine de la m&#233;moire, ensuite. Depuis 1969, nous avons constitu&#233; une biblioth&#232;que consid&#233;rable de plus de 15 000 livres et brochures, et un centre d'archives qui regroupe plus de 100 fonds diff&#233;rents, sans oublier 700 collections de p&#233;riodiques, du XIXe si&#232;cle &#224; nos jours. Cet ensemble fait de l'&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;OURS&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; un lieu incontournable pour tous ceux qui travaillent sur l'histoire du mouvement socialiste. Nous recevons chaque ann&#233;e dans nos locaux plusieurs centaines d'&#233;tudiants, chercheurs, journalistes.
&lt;br /&gt;&#192; c&#244;t&#233; de nos activit&#233;s propres, nous participons aussi, dans le cadre d'une &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;convention sign&#233;e avec le Parti socialiste et la Fondation Jean-Jaur&#232;s&lt;/strong&gt;, &#224; la sauvegarde et &#224; la gestion des archives du mouvement socialiste contemporain.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le stand de l'&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;OURS&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; &#224; La Rochelle, cette ann&#233;e encore, a &#233;t&#233; tr&#232;s visit&#233; par de nombreux camarades, jeunes et moins jeunes. Il semble y avoir, comme &#224; l'accoutum&#233;e, un courant de sympathie tr&#232;s net&#8230;.
&lt;br /&gt;Certes, et m&#234;me un esprit &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&#8221;crimson&#8221;&gt;OURS&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; &#187;, qui prouve que la d&#233;marche des fondateurs de l'Office &#233;tait la bonne : cr&#233;er un lieu de r&#233;flexion, de d&#233;bat, sans autre ambition que celle de faire avancer notre cause, par un travail collectif sans entraves, sans esprit de chapelle(s) !&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par Bruno Tranchant&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		
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