ps chevilly larue

Le choix de l’audace et de l’anticipation

mardi 14 avril 2009 par B.TRANCHANT

Suite du tour de France des initiatives locales pour lutter contre les effets de la crise et les désengagements successifs de l’État, depuis 2002. En Rhône-Alpes, le « Pass reconversion » s’adresse prioritairement aux licenciés à faible niveau de qualification. Dans le Nord, la solution transite par l’hébergement et l’accueil d’entreprises, créatrices d’emplois.

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Volontarisme ! Ils n’ont que ce mot à la bouche. Pour soutenir l’économie locale, d’abord, maintenir à flot le pouvoir d’achat de leurs concitoyens, ensuite, agir contre la crise, enfin. Et, plus généralement, venir en aide aux plus démunis, durement éprouvés par la récession et l’injustice d’une politique catégorielle menée de longue date par la droite. La solidarité est pour eux le moyen le plus sûr de lutter contre l’aveuglement et l’inconscience d’un gouvernement coupable de surdité.

Volontarisme

Des salariés, victimes de licenciement économique, se retrouvent dans la panade ? La Région, dont c’est la vocation première, met au point un fonds d’urgence pour assurer leur reconversion. En Rhône-Alpes, ce dispositif inclut un plan de formation et un volet d’aide aux instances représentatives du personnel. Doté de 500 000 € annuel, ce «  Pass reconversion  » s’adresse prioritairement aux publics licenciés, à faible niveau de qualification. Manière, pour les élus, d’accélérer leur retour à l’emploi, en concertation avec les Assedic. L’exécutif socialiste propose ainsi de compléter l’action de l’État en prolongeant de six mois, maximum, la durée des cellules de reclassement, programmées initialement sur un an. Le volet économique destiné aux instances représentatives du personnel prévoit, pour sa part, le versement d’une enveloppe d’un montant maximum de 15 000 euros, pour soutenir les principaux intéressés dans leur démarche de soutien à l’emploi. Et leur permettre ainsi d’obtenir le renfort d’un avocat-conseil ou de se mettre en quête d’éventuels repreneurs. Enfin, une aide financière est prévue au cas où l’entreprise se retrouverait dans l’incapacité de contester le plan de licenciement. Et prendre en charge les frais d’une expertise destinée à trouver une solution idoine.

Hébergement

Cet outil s’intègre pleinement dans le cadre du budget « anti-crise » adopté par Jean-Jack Queyranne et son équipe pour accompagner le tissu économique local. À commencer par le Fonds régional pour l’emploi en Rhône-Alpes (FRERA) qui « nous a permis d’anticiper la crise financière et de soutenir une quarantaine d’entreprises au terme de la première année de fonctionnement, se félicite le président du Conseil régional. Ce qui représente plus de 800 postes maintenus ou créés. Les établissements locaux ont pu ainsi constituer des fonds de trésorerie et engager des dépenses d’investissement en toute sérénité ».
Touché de longue date par la crise, le Conseil général du Nord multiplie lui aussi les initiatives à l’adresse des entreprises en difficulté. Le département consacre ainsi une partie de ses efforts à l’hébergement de PME, en phase de développement. Ce, en veillant au respect des équilibres sociaux et économiques locaux et en s’attachant à réduire les inégalités qui frappent durement ce territoire. Nul doute, dans ces conditions, que la réalisation ou la qualification de bâtiments destinés à accueillir de jeunes entrepreneurs contribueront tôt ou tard à maintenir ou à créer des activités et des emplois dans une région tournée résolument vers l’Europe.

Bruno Tranchant


La recette niortaise

La municipalité de Niort (Deux-Sèvres, 58 000 habitants) a sa propre recette pour conjuguer les effets de la crise : la participation de la Ville à la constitution et à la vie de « l’Élan coopératif niortais » qui regroupe les anciens salariés de la CAMIF, dont le but est de favoriser l’émergence de nouveaux projets, de reprises ou de création d’activités.
Véritable catalyseur, l’exécutif piloté par Geneviève Gaillard s’efforce de mettre les acteurs en réseau, par le biais de rencontres entre élus, représentants du personnel et la Chambre régionale de l’économie sociale (CRES). Il s’emploie également à développer une structure associative pouvant muter en SCIC, une société coopérative d’intérêt collectif, pour faire émerger des projets d’entreprises créateurs d’emplois, portés par les salariés sous forme de coopératives ou de sociétés coopératives ouvrières de production.

B.T.


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