ps chevilly larue

La reprise par l’activité !

vendredi 10 avril 2009 par B.TRANCHANT

Soutien accru aux entreprises et au secteur automobile, dispositifs d’accompagnement, hébergement… Les collectivités socialistes redoublent d’audace et d’efforts pour doper l’économie locale et agir de manière volontariste contre la crise. Enquête…

Vaincre ou périr ! À l’heure où la crise sévit de toutes parts, sur fond de récession et de plans sociaux, les élus doivent redoubler d’efforts pour conjurer le sort et affirmer leur soutien au tissu local. Dotées de l’autonomie que leur confèrent leurs ressources budgétaires, les territoires dont ils ont la charge contribuent efficacement à soutenir l’investissement public dont ils assument 73 % des dépenses.

Accompagnement

La Région Haute-Normandie s’emploie ainsi à agir dans le cadre des compétences qui lui sont propres, sans pour autant se substituer à l’État. Conformément aux objectifs fixés dans le cadre de l’action 18 du Schéma régional de développement économique (SRDE) visant à accompagner les entreprises soumises à un plan de relance, un comité de pilotage est chargé de faire un point régulier sur les actions engagées, les perspectives et les outils à développer. Piloté par le président de l’exécutif, Alain Le Vern, il a pour rôle de consolider les prêts consentis aux PME et de favoriser l’octroi, par les banques, de crédits pour financer les besoins en fonds de roulement. L’actuelle majorité entend ainsi renforcer son partenariat avec l’établissement public, OSEO, autoriser si besoin les différés de remboursement sur les avances, aménager l’application des programmes d’aides en cours pour les entreprises en difficulté et porter les avances en marchés de travaux de 5 à 15 %.

Expertise

En Lorraine, la crise affecte durement l’économie locale. Sous l’impulsion de Jean-Pierre Masseret, le Conseil régional a lancé le Dispositif lorrain d’accompagnement (DILA) au service des PME-TPE, des associations et des territoires. « Nous agissons pour que les entreprises et les salariés puissent, à la sortie de la crise, être en capacité de profiter de la reprise, précise l’intéressé. Et, pour cela, il nous faut être proactifs ». Ce, pour aller à la rencontre des entrepreneurs et identifier leurs besoins en recourant à des expertises : marketing téléphonique et diagnostic, par le biais d’un prestataire externe, co-animation d’une cellule experte par deux cadres issus du secteur privé.
Quelques semaines seulement après le lancement du centre d’appels du DILA, 723 entreprises ont fait l’objet d’un « diagnostics flash ». Une équipe recense et analyse leurs besoins pour les orienter et leur proposer des solutions clés en main, en termes de formation et d’insertion des salariés. 27 % d’entre elles ont fait part de leur intérêt pour le dispositif et sont suivies pour des projets d’investissement. Beaucoup recourent au chômage partiel, tandis que 31 ont proposé 141 offres d’emploi, pour 386 projets de formation. Enfin, le n° vert de la région recense à ce jour près de 300 appels - demandes d’informations - dont 158 réellement traités. Du cousu main…

Bruno Tranchant