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Face à la crise, les élus se mobilisent

lundi 12 janvier 2009 par B.TRANCHANT

Convaincus que le plan de relance concocté par le chef de l’État ne portera pas ses fruits, les élus se dépensent sans compter pour activer la croissance. Gros plan sur le Conseil régional de Haute-Normandie qui consacre 50 millions d’euros à la mise en œuvre d’un ambitieux dispositif anti-crise.

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« On ne réformera pas la France contre les élus, mais avec eux, c’est la condition de la réussite ». Depuis longtemps déjà, les exécutifs locaux ont fait leur la résolution finale adoptée à l’unanimité par le Congrès des Maires, en novembre dernier. Ils n’ont d’ailleurs pas attendu le signal de l’Élysée pour mettre en œuvre une politique de relance digne de ce nom.
Accentué par la crise, le ralentissement de l’économie française, observé depuis plus d’un an, se répercute durement sur les entreprises et les salariés normands. « Cette situation nous a conduit à mettre en œuvre un programme d’actions global visant à soutenir l’économie régionale, souligne Alain Le Vern, président du Conseil régional de Haute-Normandie. Tous les leviers dont nous disposons seront ainsi actionnés pour amortir le choc et les conséquences de la récession pour laquelle les différents plans du gouvernement semblent aujourd’hui inopérants ».

Crédits supplémentaires

À l’heure où l’État ne dispose plus de marges suffisantes, la Région mobilise 50 millions d’euros d’autorisations de programme et 25 millions de crédits de paiement dédiés à la mise en œuvre de son dispositif d’actions, afin de parer aux conséquences de la crise. Tous les secteurs sont concernés, à commencer par l’industrie automobile durement éprouvée par les difficultés de Renault. «  Nous avons également accéléré l’ensemble des projets routiers contractualisés avec les départements de l’Eure et de Seine-Maritime pour un montant d’1,2 milliards d’euros sur la période 2007-2013 », s’empresse d’ajouter Alain Le Vern. Lequel se dit prêt à engager les crédits programmés au titre du dernier Contrat de Plan, au profit du rail. « Réseaux ferrés de France (FFF) sera sollicité très prochainement pour étudier les chantiers susceptibles d’être lancés rapidement et de bénéficier de crédits régionaux », poursuit l’élu qui n’est pas à court d’idées pour soutenir l’investissement public. En témoigne l’action menée en direction des entreprises du bâtiment et des travaux publics. Un comité d’ingénierie doit d’ailleurs être créé afin d’accélérer le montage des projets et d’avancer le calendrier de réalisation, en concertation avec les collectivités locales.

Anticipation

« Nous sommes prêts à pourvoir aux difficultés de liquidité du gouvernement en anticipant sur le financement de grandes infrastructures, dans le cadre du contrat de projet État-Région », renchérit Alain Le Vern, décidé à consolider les crédits accordés aux PME et favoriser l’octroi par les banques de liquidités visant à financer leurs besoins en fonds de roulement. «  Nous avons haussé les plafonds du fonds régional de garantie de 50 à 70 % pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs investissements, ajoute-t-il. Sans parler des dispositifs d’accompagnement et de facilité de trésorerie dont les plafonds ont été augmentés ».
La Région s’efforce enfin d’encourager la formation des salariés, via un dispositif d’aide spécifique aux entreprises, tout en doutenant le pouvoir d’achat des ménages en examinant les conditions d’une refonte des tarifs régionaux en matière de transports ferroviaires (TER). De quoi susciter bien des vocations…

Bruno Tranchant


Les pistes de Christian Bourquin

« Devant l’ampleur de la crise, une mise en place d’actions concrètes et rapide semble de mise », estime Christian Bourquin, président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Lequel suggère d’inscrire les projets initiés par les exécutifs locaux dans un délai de quinze jours, avant de lancer sous trois mois les appels d’offre correspondants. « Les travaux en question ne doivent pas excéder une durée de douze mois, poursuit-il. Le gouvernement financerait ces projets, ces chantiers, une partie au lancement des appels d’offre et l’autre une fois les chantiers achevés dans les délais. Rien que pour le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, ce ne sont pas moins de 40 millions d’euros de projets qui peuvent être menés dans ce laps de temps ». Soit, un total de 10 milliards d’euros pour l’ensemble des départements français investis dans des projets concrets. À bon entendeur…

B.T.


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